L'échec du contrat de génération

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Le journal de l'éco est une chronique de l'émission Europe soir
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La Cour des Comptes a tranché : le contrat de génération mis en place par François Hollande est une mesure inefficace et trop coûteuse. 

La Bourse se reprend : +1,59 % à 4061 points.

Les banques survendues hier ont été rachetées aujourd’hui, poussant l’indice vers le haut mais le pessimisme reste de rigueur. La présidente de la Banque centrale américaine (Fed) Janet Yellen s'est montrée inquiète de l'impact du ralentissement de l'économie mondiale.

L’investissement du jour.

Orange a investit sur la ligne TGV Paris-Lyon, dans 200 antennes relais le long des voies, pour permettre un liaison 4 G tout du long de la ligne : 40 millions de voyageurs par an.

L’étude  du jour.

COE Rexecode a calculé que l’impôt sur les revenus du  patrimoine est en moyenne de 65 % contre 38 % en 1995. Les revenus du capital sont taxés par les prélèvements sociaux à 15,5 % puis au barème de l’impôt sur le revenu. Pour les ménages les plus fortunés, il faut encore ajouter un impôt sur la fortune, dont le barème est progressif.

Le fait du jour : la cour des comptes dénonce l’échec du contrat de génération, mis en place après l’arrivée de François Hollande. C’est l’histoire éternelle de réformes inventées sur des coins de tables par les hommes politiques. Le contrat de génération est sorti du crâne du candidat François Hollande, on ne sait comment. L’idée avait été nulle part testée, ni validée par aucune espèce d’étude préalable. L’idée était de  résoudre à la fois le chômage des jeunes et celui des seniors, en offrant une aide de 4.000 euros à l’embauche en CDI d’un jeune couplé au maintien dans l’emploi d’un senior en tant que tuteur.  Quatre ans plus tard le bilan est net : 40 000 contrats de générations conclus, pour 500 000 espérés en début de mandat. Echec total. Le  système était peu lisible et trop complexe, contraignant l’employeur à une négociation obligatoire d’un plan emploi. En outre, on a exclu  les filiales de groupes, se privant des emplois dans le grand commerce. En fait, les deux tiers des jeunes qui ont bénéficié d’un contrat aidé étaient déjà présent dans les entreprises concernées. L’employeur a juste requalifié leur statut pour toucher la prime de 4000 euros.

La Cour préconise carrément son abandon, un « social improvisé » qui fait fi des études pourtant nombreuses de la part des économistes du travail. Le contrat de génération, c’est la vieille politique d’un candidat qui n’a pas travaillé sérieusement ou qui s’est peut-être laissé influencer par un gourou.