L'année commence bien pour Airbus

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Le journal de l'éco est une chronique de l'émission Europe soir
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Air China a commandé 12 Airbus pour un total de 2,93 milliards de dollars soit 2,69 milliards d'euros.

La Bourse en petite hausse

+0,90% à 4353. Troisième séance de hausse même si les marchés sont en grande hésitation.

 

Le chiffre du jour

L’euro baisse de 0,5% et il est à $1.0879.

 

Le contrat du jour

Air China a commandé 12 Airbus pour un total de 2,93 milliards de dollars (2,69 milliards d'euros). Le constructeur européen commence bien l’année après une énorme commande de l’Iran pour 118 avions d’une valeur de 25 milliards de dollars.

 

Le fait du jour : les taux d’intérêt deviennent négatifs. C’est assez difficile à comprendre. Ce sont les banques qui paient si on leur emprunte ?

C'est difficile à comprendre car il s'agit un phénomène sans logique. Les mécanismes traditionnels de l’économie sont aujourd’hui complètement chamboulés.

Non, les banques ne vous paient pas encore pour vous prêter mais c’est un peu pareil : les épargnants  qui prêtent aux États doivent aussi payer pour ça. C’est le monde à l’envers. De même les montants de garanties que les banques  sont obligées de déposer à la banque centrale son taxées. Bref L’emprunteur reçoit de l’argent du prêteur.
Cinq banques centrales dans le monde ont déjà adopté le taux directeur négatif. Et ces taux dits directeurs, entraînent les autres. Les taux auxquels l’Allemagne emprunte sont négatifs jusqu’à 9 ans (-0,013 %), ceux de la France jusqu’à 7 ans (-0,023 %), ceux de la Suisse jusqu’à 20 ans (-0,018 %). En dehors de l’Europe, les taux japonais sont aussi passés sous la barre de zéro sur la maturité à 10 ans.

Pourquoi ce phénomène ?

D’abord, il s'agit d'un phénomène très rare. On cherche des exemples historiques. La cause n’est pas non plus très claire. Mais en gros il y a deux explications :

Pour commencer, un excès d’épargne dans le monde et trop peu d’investissements. Il y a trop d’argent donc l’argent devient moins cher plus gratuit puis payé. Il faudrait plus d’investissement, dans la transition énergétique par exemple, mais ce n’est pas rentable. L’argent n’y va pas.
L’autre explication met en cause les Banques Centrales. Après la FED américaine, la B of  puis le japon et la BCE également sont venues au secours des économies en abaissant les taux. elles ont très peur de la déflation, la baisse des prix l’inflation négative. Le moins que l’on puisse dire est qu’elles n’y arrivent pas.

Le chiffre d’inflation dans la zone euro, publié ce lundi de -0,2 % n’arrange rien. Les taux négatifs c’est nouveau, totalement non conventionnel, et ce n’est pas très efficace. Cela ne conduira pas à une relance de la croissance mondiale.