Brésil : le gouvernement de Dilma Roussef sous pression

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Le journal de l'éco est une chronique de l'émission Europe soir
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Le Brésil est tombé dans la pire récession qu’il ait connu depuis 25 ans.

La bourse vire au rouge

-0,35% à 4.400 points. Une consolidation après cinq jours de hausse mais le climat reste attentiste.

Le chiffre du jour

21,2 milliards d’euros : c’est le montant des redressements fiscaux record en 2015. Par rapport à 2014, c’est 10 milliard de plus qui ont ainsi été récupérés par Bercy. 7% de l’ensemble des recettes de l’État, c'est très important car 20 milliards, c’est plus que le budget de la police et de la sécurité.

 
La personnalité du jour

Eric Schmidt, le président exécutif de Google, a été recruté par le Pentagone pour le conseiller en matière d'innovation. Cette annonce intervient en plein bras de fer entre Apple et le FBI autour du chiffrement des données.

 
Le fait du jour : le Brésil est tombé dans la pire récession qu’il ait connu depuis 25 ans

-3,8% en 2015 et encore le dernier trimestre a été d’un rythme pire encore avec -5,9%. Le pays connaît une accumulation des désastres : avec les prix des matières premières qui se sont effondrés, les investissements qui se sont écroulés, et le gouvernement qui a du serrer ses dépenses. Le Brésil a été l’un des BRICS, un pays émergent avec une croissance de type asiatique, à 7,6 % en 2010. Sous Lula da Silva, le pays a attiré des montagnes de dollars pour investir dans cet eldorado.

Que peut faire le gouvernement actuel de la présidente Dilma Roussef ?

Elle est sous pression sur le plan économique alors même qu’elle doit porter tous ses efforts sur le plan intérieur avec une campagne pour la destituer à cause du scandale de la Compagnie pétrolière Petrobras. Sur le plan économique qui est très difficile, il y a un besoin énorme d’investissements et d’allocations sociales pour les plus démunis malgré l'épuisement des recettes publiques avec la récession. Tout cela impose d’abandonner le programme d’austérité qui a caractérisé le premier mandat de Roussef. Mais les fuites de capitaux montrent la défiance des investisseurs internationaux à prêter au Brésil.

C'est donc une équation très difficile. L’Argentine voisine a basculé de majorité politique pour rassurer les investisseurs. Le Brésil y sera sans doute également forcé.