Ben Laden Group licencie massivement

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Le journal de l'éco est une chronique de l'émission Europe soir
Partagez sur :

Jusqu'ici leader du BTP en Arabie Saoudite, l'entreprise Ben Laden Group, fondé par le père du terroriste, est en difficulté.

La bourse de Paris en petite reprise.

+0,31% à 4442 points, mais en fait le volume des échanges est très faible. Comme Wall Street, Paris hésite.

L'entreprise du jour : celle du père de Ben Laden.

Ben Laden Group, une entreprise de construction, aurait donné leur visa de sortie à 77.000 travailleurs étrangers, licenciés, alors que 12.000 saoudiens ont été débarqués, affirme le quotidien El Watan. Le groupe n'a pas confirmé ses chiffres. L'entreprise compte encore 200.000 salariés. Responsable des travaux de reconstruction à La Mecque, la chute en septembre d'une grue avait vu le roi écarter ce groupe des appels d'offre publics. A ce bannissement s'ajoute également la baisse du pétrole, qui force le gouvernement à couper dans les investissements, d'où les licenciements.

La personnalité du jour : l'Australien Craig Steven Wright

Il affirme s'être caché sous l'identité de "Satoshi Nakamoto" pour créer la monnaie virtuelle, le Bitcoin, une monnaie décentralisée, sans régulation d'une banque centrale. Le cours du Bitcoin est modéré par un algorithme et les usages des Internautes. Actuellement 1 Bitcoin équivaut à 450 dollars.

Le fait du jour : la faiblesse du dollar par rapport au yen et à l'euro.

Oui, le yen est au plus haut depuis 18 mois, on échange 106 yens pour un dollar. Du coup la bourse de Tokyo a perdu 3%. Les marchés s'interrogent sur ce que vont faire la banque centrale du Japon et le gouvernement Shinzo Abe. Même constat de faiblesse du dollar face à l'euro. +0,5% pour l'euro à 1,15 dollar. Même force de la livre anglaise qui monte de 0,5% à 1,47 dollar. Le dollar est au plus bas depuis Janvier 2015.

Qu'est-ce qui explique ceci ?

La faiblesse de la croissance américaine. Est-ce grave ? L'euro a gagné 10 centimes depuis novembre, mais pas assez pour gêner les exportations. Ce qui est sûr, c'est que la Fed ne veut pas d'un dollar trop fort qui freinerait les exportations américaines. Elle est assez habile et assez forte pour fixer le niveau du dollar face aux autres grandes monnaies. La BCE n'a rien à dire...

Une chronique réalisée par Eric Le Boucher