TF1 tente de sauver l'émission 5 à 7 avec Arthur

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Le fait médias du jour est une chronique de l'émission Le grand direct des médias
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L'émission de pré-access mise à l'antenne par TF1 n'arrive pas à séduire les téléspectateurs et enregistre des scores d'audience très alarmants pour la première chaîne.

Le fait média du jour, c’est Cinq à sept avec Arthur placée sous assistance respiratoire. L'émission de pré-access mise à l'antenne par TF1 depuis une semaine atteint des niveaux d'audience inquiétants. Du coup, la chaîne a pris des mesures d’urgence pour tenter de sauver l’émission.

Depuis hier soir, elle est découpée en deux parties.

La chaîne a demandé à Arthur de structurer un peu mieux son émission, qui ressemblait jusqu’ici à un enchaînement de séquences sans grande cohérence.
Résultat, hier après-midi, les téléspectateurs de TF1 ont d’abord eu droit à une première heure d’émission rebaptisée Cinq à sept, les rois de l’actu axée autour des chroniqueurs.
Puis dans la deuxième partie, qui se déroule sur le même plateau, avec le même public et les mêmes intervenants, ce sont cette fois les invités qui sont mis en avant.
Ce découpage "éditorial", il est donc un peu factice, mais il est surtout très stratégique. Vous le savez, plus on avance vers le prime-time, plus les téléspectateurs sont nombreux. On rentre du travail, on allume la télévision. C’est une mécanique implacable à ce moment de la journée : plus la pendule tourne, plus la salle se remplit.
L’objectif de ce découpage, c’est donc que Médiamétrie puisse proposer non plus un, mais deux relevés d’audience, un pour chaque partie de l’émission. Et donc de faire gonfler artificiellement le nombre de fidèles présents devant leur télé sur la seconde partie.
Un artifice dont on a l’habitude. Ce matin, Le Parisien-Aujourd'hui en France fait ce parallèle avec deux autre talk-shows, eux aussi découpés de la même manière : Le Grand journal de Canal+ et C à vous sur France 5. Si pour l’émission animée par Anne-Sophie Lapix, on reste dans des scores identiques, pour Le Grand Journal en revanche, on ne peut pas dire que le choix soit toujours judicieux.

Dès le 4 juillet prochain, l’émission sera réduite de moitié.

Pour sa dernière semaine à l’antenne avant les vacances, elle ne durera plus qu’une heure. Une réduction drastique pour Cinq à sept avec Arthur qui devra peut-être changer de nom pour l’occasion. C’est toujours le problème des programmes qui ont un horaire dans leur titre.
Hier soir, Arthur a voulu mettre les points sur les "i" et répondre aux rumeurs de déprogrammation qui circulent.
Cette réduction, c’est donc en théorie pour ne pas souffrir trop face au Tour de France qui sera diffusé sur France 2 au même horaire. Mais c’est aussi une manière pour TF1 de tester le programme dans une version plus ramassée et plus dense sur une durée plus courte.
La chaîne et la production semblent avoir entendu l’une des principales critiques contre l’émission d’Arthur. Le manque de rythme et des séquences trop longues.
Après la période de test en hebdomadaire avec L’Hebdo show le mois dernier et après la période d’essai sur la quotidienne de 2 heures, ce sera donc le troisième tour de chauffe pour Arthur et son concept de bande. Une troisième phase du test grandeur nature qui ressemble à un dernier espoir pour sauver une émission déjà très chahutée.

Côté audience, est-ce la déroute ?

Oui, on est très très loin des deux millions espérés. On peut le constater dès ce matin, même en prenant en compte l’artifice du découpage en 2 parties en vigueur depuis hier.
La première partie de l’émission rassemblait hier 790.000 téléspectateurs pour 8.6 % du public. La seconde, a fait mieux avec 1,289 million fidèles pour 9.6 % de l’audience.
Ce découpage, il n’empêche pas de calculer une moyenne : 1,039 million téléspectateurs pour 9.1 % de l’audience entre 17h et 19h.

Cette performance, en part d’audience, c’est la pire du talk-show depuis son lancement. Il y a donc urgence.
Pendant ce temps-là, le compteur tourne surtout que pour une chaîne commerciale, il s’agit de continuer à faire rentrer de l’argent…