Michel Polnareff : comment les rédactions se sont-elles mises en alerte ?

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Le fait médias du jour est une chronique de l'émission Le grand direct des médias
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L'état de santé de Michel Polnareff a suscité beaucoup d'angoisse lundi et de nombreuses rédactions ont dû se préparer au pire.

Le chanteur est hospitalisé depuis ce week-end. Lundi, selon des sources médicales, on apprenait qu’il se trouvait entre la vie et la mort.

C'est un communiqué de l’hôpital américain de Neuilly transmis à l’AFP qui a ravivé l’inquiétude autour de l’état de santé du chanteur. Lundi, en début d’après-midi, on apprenait que Michel Polnareff, âgé de 72 ans, souffrait d’une embolie pulmonaire, mais surtout que son pronostic vital était engagé.

À ce moment-là, ces quelques mots déclenchent instantanément une véritable tempête médiatique. Les rédactions se mobilisent et envoient des journalistes devant l’établissement où Michel Polnareff est hospitalisé. Un emballement qui rappelle un peu celui suscité par l’état de santé de Jacques Chirac. Il y a quelques semaines, les rumeurs les plus inquiétantes couraient sur l’ancien président de la République.

Quelques heures plus tard, lundi soir, le médecin en charge de Michel Polnareff se voulait plus rassurant. Il donnait des nouvelles encourageantes du chanteur, mais se laissait encore 48 heures avant de pouvoir dire qu’il est totalement sorti d’affaire.

Michel Polnareff est une icône médiatique. Au-delà de la figure de la chanson française, Polnareff est une figure médiatique. Un artiste qui a longtemps joué avec la presse, entre silence et exposition médiatique. Un jeu de cache-cache accentué par l’exil du chanteur aux lunettes blanches pour les États-Unis. C’était en 1973.

Il est revenu en France en 2007. Cette absence de plus de 30 ans a finalement créé et alimenté un "mythe Polnareff". Plus que l’oubli, c’est une légende qui s’est écrite autour d’un artiste inclassable. Un chanteur franc du collier, provocateur, qui n’hésite pas à dire tout le mal qu’il pense de certains de ses confrères. De Renaud par exemple, qu’il dézingue dès qu’il le peut, à chacune de ses sorties médiatiques.