Les Guignols : le retour tant attendu

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Le fait médias du jour est une chronique de l'émission Le grand direct des médias
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Les Guignols feront leur grand retour sur Canal+ le 14 décembre après plusieurs mois d'absence.

Le fait média du jour, c’est le retour des Guignols.

Un temps menacées de disparition, les célèbres marionnettes reviendront à l’antenne dans quelques semaines.

On commence à en savoir un peu plus sur cette nouvelle version.

Depuis quelques jours, on connait la date de ce grand retour. Les Guignols reviendront donc bien à l’antenne le 14 décembre. "Enfin" serions-nous tentés de dire…
Mais attention, pour les fans, il faudra changer un peu les habitudes. Il faudra attendre 20h50 pour retrouver les Guignols, qui seront diffusés juste après Le Petit Journal de Yann Barthès.
Autre nouveauté et pas des moindres : il faudra dorénavant être abonné à Canal pour pouvoir suivre les célèbres marionnettes qui intègrent désormais l’offre premium de la chaîne et passent en crypté.
Mais que ceux qui ne sont pas prêts à passer à la caisse se rassurent : il y aura des alternatives.
Quelques minutes après la diffusion à l’antenne de ce qui devrait s’appeler désormais Le JT Live des Guignols, l’intégralité de l’émission sera mise en ligne sur Internet sur la plateforme de vidéo DailyMotion, mais aussi sur le site de la chaîne.
Pour ceux qui n’auraient ni accès à Internet, ni envie de s’abonner à Canal, il y aura tout de même une solution qui nécessitera seulement beaucoup de patience puisqu’il faudra attendre le dimanche pour retrouver tous les épisodes de la semaine, en clair cette fois, à partir de 14h35.

Les Guignols vont aussi changer de style.

Sur la forme d’abord, c'est un grand chambardement puisque désormais les marionnettes ne se succéderont plus sur le plateau d’un journal télévisé, mais évolueront dans les coulisses d’un JT.
On parle de sketches dans les loges, à la machine à café, dans la rédaction…

Les Guignols changeront aussi sur le fond. Dans cette version "new look", les marionnettes se pencheront donc un peu moins sur les sujets de politique intérieure pour s’ouvrir à l’actualité internationale à la "pop culture".
Ce changement se traduira par l’apparition de nouveaux personnages : la star américaine de télé-réalité Kim Kardashian, le chanteur pour adolescentes en fleur Justin Bieber, mais aussi le candidat à l’investiture républicaine pour la Maison Blanche, l’homme d’affaires Donald Trump, ou encore le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg.
Hier, le magazine Closer ajoutait deux nouveaux noms à cette liste : celui du footballeur Cristiano Ronaldo, et un autre, beaucoup plus surprenant, celui de Vincent Bolloré, le président du conseil de surveillance de Vivendi, patron de Canal+.

Ce retour des Guignols, c’est l’épilogue d’un feuilleton qui a tenu le monde des médias en haleine pendant de longues semaines.

Début juillet. Vincent Bolloré voulait reprendre en main la grille de programmes de la chaîne cryptée. Il voulait la façonner à son image et surtout se défaire du fameux "esprit Canal".
A l’époque, on lui avait prêté l’intention de supprimer définitivement les Guignols, une intention que Vincent Bolloré n’avait jamais exprimée publiquement.
C’était resté une rumeur, mais elle avait tout de même provoqué une vague de réactions. Vous vous souvenez que de nombreuses personnalités et des milliers d’anonymes s’étaient mobilisés sur les réseaux sociaux pour sauver les têtes en latex des Guignols.

Cette rumeur avait aussi ouvert l’appétit de la concurrence, Cyril Hanouna avait d'ailleurs évoqué la possibilité d’un transfert sur D8, M6 s’était positionné pour racheter le programme.
Même Delphine Ernotte, qui à l’époque n’était pas encore officiellement entrée en fonctions à la tête de France Télé, avait twitté que "les Guignols seraient les bienvenus sur les chaînes publiques".

Finalement, rien de tout ça : après avoir traversé une sérieuse zone de turbulencesn après une rénovation du sol au plafond, les marionnettes restent bien sur Canal.
Elles tenteront tant bien que mal de distiller leur irrévérence.

En ces temps troublés, on en a besoin plus que jamais…