Johnny Hallyday annonce qu'il est atteint d'un cancer

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Le fait médias du jour est une chronique de l'émission Le grand direct des médias
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Alors que les rumeurs les plus folles courraient sur son état de santé, Johnny Hallyday a annoncé qu'il souffrait d'un cancer tout en assurant que sa vie n'était pas en danger.

Ce matin, on revient sur ces inquiétudes autour de l’état de santé de Johnny Hallyday. Le chanteur a confirmé hier soir qu’il souffrait d’un cancer. Il a surtout confirmé une rumeur qui courait depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux.

Tout a démarré en début de semaine, lundi dernier. Laura Smet, la fille de Johnny Hallyday, poste un message très alarmiste sur son compte Facebook. Elle revient tout juste de Los Angeles et elle donne des nouvelles de son père. Des nouvelles qui "ne sont pas bonnes", ce sont ses mots. Elle précise, "il y a 4 mois, mon père a appris qu’on lui avait diagnos­tiqué un cancer des poumons. Des métastases ont atteint son foie, son estomac et son pancréas. Il est condamné".

Ce message, vous vous en doutez, il fait l’effet d’une bombe. Il suscite immédiatement l’inquiétude des fans du chanteur. Mais il y a un hic, quelques heures après avoir envoyé ce message, Laura Smet le retire du réseau social et explique que son compte a été piraté.

Ce n’est pas suffisant pour stopper la fabrique à rumeurs, bien au contraire. D’autant que ce message provoque une réaction assez inattendue et passée un peu inaperçue : c’est celle de Leïla Bekhti. Sur Facebook, la comédienne réagit au message de Laura Smet. Elle raconte qu’elle a contacté des proches du chanteur et qu’ils lui ont confirmé la triste nouvelle, lui indiquant même que Johnny Hallyday était "mourant". Mais là encore, quelques heures plus tard, rétropédalage. Leïla Bekhti retire à son tour son message, elle avance elle aussi que son compte a été victime d’un piratage.

Reste que ces messages déclenchent la machine médiatique.

Avec une première mèche allumée hier par le magazine Ici Paris. Des informations confirmées et étayées dans le nouveau numéro de Closer publié ce matin. Un numéro dont la sortie a été avancée exceptionnellement de 24 heures. C'est à la mesure de l'événement, du poids médiatique que pèse Johnny Hallyday dans le cœur des Français et de l’inquiétude que suscite son état de santé. On avait déjà pu le constater en 2009, lorsque de folles rumeurs le disaient mourant.

Dès hier soir, sur son site internet, le magazine annonçait que le chanteur souffrait d’un cancer des poumons, d’une tumeur particulièrement agressive. Il évoquait un état très préoccupant.

Des révélations qui ont eu pour effet de faire sortir Johnny Hallyday de son silence. Hier, à 21h30, le chanteur âgé de 73 ans a publié un communiqué sur les réseaux sociaux. Il y confirme, en partie seulement, les informations publiées dans la presse. Il parle de cellules cancéreuses dépistées il y a quelques mois.

En revanche, il se veut rassurant. Il parle d’informations "alarmistes", "erronées", "gênantes" et "indignes" et assure qu’il va très bien, qu’il est "en bonne forme physique".

Avec ce message, l'objectif du chanteur est très clair : il s'agit de reprendre la main sur sa communication. De ne pas laisser dire tout et n'importe quoi sur son compte.
Il invoque le respect des siens.

Cette "affaire Johnny", c'est un cas d'école en terme de communication. Une preuve de plus que les rumeurs ne sont plus les seules à passer par les réseaux sociaux. Désormais, il en va de même pour les confirmations officielles ou pour les démentis. C’est sur Facebook que la nouvelle de la maladie du chanteur est apparue. C’est sur Twitter qu’elle a été confirmée par le principal intéressé.

Une preuve de plus que les médias traditionnels ne sont plus les vecteurs incontournables de l’information.