Débat des cinq principaux candidats : le Conseil d'État donne raison à TF1

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Le fait médias du jour est une chronique de l'émission Le grand direct
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Nicolas Dupont-Aignan a été débouté par le Conseil d'État, il trouvait anormal de ne pas être invité au débat organisé par TF1 lundi 20 mars.

On a appris hier que Nicolas Dupont-Aignan ne participerait pas au débat organisé lundi soir sur TF1.

"Non, vous n’irez pas chez TF1", c’est le Conseil d’État qui le dit. Hier, le juge des référés a rejeté le recours déposé par le leader de Debout la France.

Depuis plusieurs semaines, Nicolas Dupont-Aignan crie à l’injustice : il se plaint de ne pas être invité pour le débat d’avant premier tour organisé lundi par TF1 et LCI. Un "assassinat politique", selon lui. Il avait d’abord saisi le CSA pour faire valoir ses droits. Les sages s'étaient jugés impuissants, pour une raison très simple : lundi, jour de ce fameux débat, nous serons encore dans une période dite "d'équité" des temps de parole et des temps d’antenne. En clair, les chaînes invitent les candidats en fonction de leur "poids" politique aux précédentes élections et des intentions de vote. TF1 est donc dans son droit. Hier, le Conseil d’État a fait le même constat.

Dans un communiqué, Nicolas Dupont-Aignan "prend acte" de cette exclusion, mais il n’en démord pas : pour lui, TF1 "viole gravement les règles démocratiques du débat présidentiel". Ce débat, tel qu’il est organisé, c’est-à-dire sans lui, "remet en cause l’égalité républicaine".

Ils seront donc cinq lundi soir face à Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray.

François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Voilà le "casting" de ce débat d'avant premier tour, une initiative inédite dans l’histoire de la télévision. Un casting resserré par souci de lisibilité, dans le but de rendre le débat le plus audible possible.

Un débat découpé en trois chapitres : sujets de société, questions économiques et enjeux internationaux.

Sur la forme, les candidats seront disposés en arc de cercle. Dans le studio derrière eux, un public de 420 personnes, des soutiens de chaque candidat, mais aussi des collaborateurs du groupe TF1. Le but, c’est d’obtenir une neutralité absolue sur le plateau, d’éviter des spectateurs qui pourraient se transformer en militants pendant le direct.

Pour les autres, pour les candidats qualifiés dans la course à l’Élysée, mais exclus de ce grand débat, il y aura une solution de repli. Un peu plus tôt dans la soirée, à partir de 19h30. Ce sera sur internet, sur Explicite, le média lancé au mois de janvier par d’anciens journalistes d'i-TELE. Une contre-soirée baptisée L’autre débat et diffusée sur Facebook Live. Une confrontation interactive, les questions seront posées par les internautes.

Plusieurs "petits candidats" ont déjà confirmé leur présence : Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade seront là. Philippe Poutou aussi, s'il parvient à décrocher ses 500 parrainages, il a jusqu’à ce soir 18 heures pour déposer ses soutiens au Conseil Constitutionnel. Explicite attend encore les confirmations de François Asselineau et de Nicolas Dupont-Aignan. Le candidat de Debout la France qui devrait profiter de cette tribune pour dire tout le bien qu’il pense des médias traditionnels en général et de TF1 en particulier.