Débat de la primaire des Républicains sur TF1 : les exigences et caprices des candidats

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Le fait médias du jour est une chronique de l'émission Le grand direct des médias
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Les candidats à la primaire de la droite et du centre ont multiplié les exigences lors de la réunion de préparation pour le premier grand débat qui aura lieu sur TF1.

L’info média du jour, c’est le premier débat de la primaire des Républicains qui s’organise. Hier, les représentants des candidats se réunissaient à TF1 pour définir les modalités de ce débat qui sera diffusé le 13 octobre prochain.

Un débat qui verra s’affronter huit prétendants à l’investiture.

Ils sont huit sur la ligne de départ, huit à avoir décroché les parrainages nécessaires pour participer à la primaire de la droite et du centre. Cette primaire doit désigner le candidat des Républicains pour la présidentielle. Elle se déroulera les 20 et 27 novembre prochains. Les militants et sympathisants de droite seront invités à exprimer leur choix dans quelque 10.000 bureaux de vote à travers la France. D’ici là, pour les aider à se déterminer, trois grands débats publics seront organisés. Le premier, on pourra le voir le 13 octobre, en prime-time, sur TF1, avec Gilles Bouleau à la manœuvre.

Hier matin, les états-majors des huit "qualifiés" avaient rendez-vous avec Catherine Nayl, la directrice de l’info du groupe TF1. L’objectif était de déterminer les conditions de ce débat, d’accorder les violons entre les conseillers de chacun des candidats et le diffuseur. Une réunion qui a duré près de deux heures et qui a d’abord permis de définir les deux thèmes centraux qui seront évoqués, l’identité et l’économie.

Cette réunion a également été l’occasion de procéder à plusieurs tirages au sort, effectués par Thierry Solère, président du comité d’organisation de cette primaire. D’abord pour connaître le placement de chaque candidat sur le plateau disposé en fer à cheval. Les voici dans l’ordre, de gauche à droite : Bruno Le Maire, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Sarkozy, Hervé Mariton, Jean-François Copé, Jean-Frédéric Poisson et François Fillon.

Il a permis aussi de déterminer l’ordre de prise de parole. C’est Jean-François Copé qui s’exprimera en premier et Alain Juppé qui refermera les débats. Des débats qui dureront 2h20 et pas une minute de plus, pas question de déborder. Le 13 octobre, TF1 tient absolument à programmer sa série New York Section criminelle à 23 heures.

Au cœur de cette réunion, beaucoup de questions de logistique aussi.

Effectivement et les détails de cette première mise au point, on les découvre dans Le Parisien-Aujourd’hui en France ce matin. On apprend notamment des petites choses assez cocasses comme le choix des pupitres. Ça semble anecdotique, mais ça ne l’est pas pour tout le monde. On découvre ainsi que le clan Sarkozy a milité pour des pupitres opaques qui inspire cette petite remarque perfide de la part d’un concurrent, cité par Le Parisien, qui estime que ça doit être pour "dissimuler un marchepied". Sur cette question des pupitres, on apprend aussi qu’Alain Juppé a refusé qu’il soit filmé en hauteur. Sa crainte, c’est que l’on aperçoive les fiches disposées devant lui ou bien qu’on le voit en train de jouer à "Candy Crush" entre deux interventions. Le mystère reste entier !

Et puis il y a aussi ce point sur lequel tout le monde était d’accord hier, c’est le tournage de "l’avant-débat". TF1 voulait placer de petites caméras dans les véhicules de chacun d’entre eux pour les voir en train de se concentrer, de mettre la dernière main à leurs notes. Sur ce point, TF1 a dû remballer son idée.

Pourquoi ce débat fait-il l’objet de tant d’attention ?

Ce débat est éminemment stratégique pour les candidats. D’abord parce que c’est le premier et que c’est l’occasion de marquer les esprits. C’est essentiel surtout pour les petits candidats, ceux qui sont moins présents dans les médias.
Le 13 octobre, pour la première fois, ils seront placés sur un pied d’égalité. Aucun d’entre eux ne pourra prendre la parole pendant plus d’une minute d’affilée. Au bout de 50 secondes de monologue, une petite lumière les rappellera à l’ordre. Un premier rendez-vous crucial avant les deux autres débats qui auront lieu le 3 novembre sur les chaînes infos BFM TV et I-Télé, puis le 17 novembre sur France 2 en partenariat avec Europe 1.
Un premier virage à aborder au mieux pour prendre le meilleur départ possible pour cette primaire.