Pourquoi existe-t-il des tubes de l’été et pas des tubes de l’hiver ?

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Le coup de patte est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Nadia Daam vous présente son coup de patte personnel.

Grâce cette actu météo dense et chargée, ça fait 48 heures qu’on a droit à tout information touchant de près ou de loin à la neige.

Nadia Daam a fait le compte : on en est à 955 reportages sur les enfants qui font des batailles de boule-neige, 345 gros plans sur un mec qui dégivre son pare-brise, quatre débats sereins et mesurés aux grandes gueules de RMC pour savoir s’il faut mettre la tête d’Anne Hidalgo au bout d’une pique et dégivrer des pare-brises avec, 12 stagiaires de BFM envoyés spéciaux sur la passerelle au-dessus de la Nationale 2 et qui ont sérieusement envisagé de se jeter par-dessus la rambarde parce qu’ils pensaient faire ce métier pour interviewer des chefs d’état du Moyen-Orient à l’ONU, pas Jean-Michel, de Joinville le pont, dans sa Punto.

Non vraiment, on a bien exploré tous les angles autour de l’idée que "oulala il fait froid c’est l’hiver", plus ce serait de la gourmandise.

Il y a pourtant, un sujet saisonnier auquel on a droit quand "oulala il fait chaud c’est l’été"  et qui nous est mystérieusement épargné l’hiver. C’est la musique. C’est une vraie question, pourquoi existe-t-il des tubes de l’été et pas des tubes de l’hiver ?

Pour vérifier cette assertion, Nadia Daam a tapé "tubes de l’hiver" dans Google, et elle n’a rien trouvé. Sauf un reportage de 55 minutes intitulé "le tube de l’hiver, c’est la grippe", diffusé sur France 5, chaine du savoir et première sur la déconne.

Or, c’est pas pendant une grippe qu’on va pécho, ce qui nous amène à la première explication. S’il y a des tubes de l’été et pas de tubes de l’hiver, c’est parce que les tubes de l’été sont calibrés pour être sexy, pour nous faire danser en partenariat avec nos parties génitales, pour booster notre sensualité. Hors, en hiver, le seul truc que tu veux booster, c’est ton convecteur électrique. Nadia Daam, entre novembre et mars, entre une levrette et une raclette, elle tranche assez vite. En vertu de ce qu’on appelle le blues hivernal dont souffre un quart de la population et qui fait qu’à cause du froid, de la faible luminosité, de la fatigue, on a davantage envie de se jeter sur une départementale avec le stagiaire de BFM que de se faire féconder sur la lambada.

S’il n’y a pas de tubes de l’hiver, c’est peut-être aussi qu’en termes de paroles, le potentiel festif des retards de RER, de la polaire quechua, et des après-ski est somme toute assez limité. C’est pas que les tubes de l’été sont des chansons à texte. Pour rappel en 1999, on a tous dansé sur une chanson dont le refrain est un bisou.

Le truc, c’est qu’en été, on est moins exigeant. L’été on se saoule au rosé pamplemousse, on lit du Guillaume Musso, on profite des congés payés. Là, on est le février, il fait froid, il y a le premier tiers provisionnel à payer, on n’a pas envie qu’un portoricain vienne nous faire chier avec Despacito.

Finalement, le seul tube de l’hiver de l’histoire, d’un commun accord avec Anne Seften, rédactrice en chef de cette émission, c’est "Jour de neige" d’Elsa. Chanson qui, elle aussi, donne envie de se faire rouler dessus pas des pneus neiges.