La guerre des santons : un débat parfait pour Jean-Pierre Pernaut et Christophe Castaner !

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Le coup de patte est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Nadia Daam vous présente son coup de patte personnel.

J-34 avant Noel. Ça veut dire qu’on rentre dans le dur des préparatifs du réveillon.

Ce mardi matin, en venant travailler, Nadia Daam a découvert que la rue François 1er était déjà illuminée. Avec environ, 25.000 ampoules tous les trois mètres, chaque kwH équivalant à 500 g de CO2, on sent bien l’esprit de Noël, un peu moins celui de la Cop23. D’autant qu’il y a une fracture géographique. Nadia Daam habite dans l’est parisien, et pour l’instant, le seul truc un peu festif, c’est les promos sur le pain surprise chez Picard.

C’est aussi la période où l’on entre dans ces débats de fond que le monde entier nous envie : comme chaque année des mairies vont installer des crèches de la nativité dans leur hall, le conseil d’État va juger cela illégal, Nadine Morano va faire un tweet, les grandes gueules d’RMC vont lancer sur leur antenne un sondage serein et éclairé qui demandera aux Français : "vous préférez une crèche dans la mairie d’Hénin-Beaumont ou le couscous halal obligatoire à la cantine".

Alors qu’il y a un autre vrai débat. Débat qui risque d’offrir à Jean-Pierre Pernaut quelques orgasmes spontanées car il va lui permettre de concilier ses deux passions : l’artisanat et l’appellation d’origine contrôlée des produits du terroir. C’est ce que la Presse quotidienne régionale a sobrement intitulé la "guerre des santons".

Depuis plusieurs années maintenant, sont apparus sur le marché des santons supposément provençaux mais dont la fabrication a été sous-traitée à la Tunisie. En dehors du fait qu’ils sont de moins bonne qualité, que leur fabrication emploie une main d’œuvre à bas cout, ça représente également une concurrence déloyale et un dévoiement d’une tradition locale. Un collectif de santonniers a donc réclamé label, une sorte d’AOC, et espère une réponse cette semaine. 

Nadia Daam attend surtout la réaction de Christophe Castaner, Varois d’origine comme il aime à le rappeler. Quand on préside un mouvement récemment qualifié de "parti de moutons" par un élu après avoir claqué la porte, on a forcément quelque chose à dire sur un troupeau.