Égalité salariale en Islande : la fin du patriarcat ?

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Le coup de patte est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Nadia Daam vous présente son coup de patte personnel.

Cela se passe en Islande. Depuis le 1er janvier, payer un homme davantage qu’une femme y est illégal. Toute entreprise, privée ou publique, qui paierait moins une femme qu’un homme à compétences égales sera sanctionnée financièrement. Grace à une loi, soutenue par la majorité et l’opposition au Parlement, où siègent 50% des membres sont des femmes.

Ça aurait arrangé Nadia Daam que ce soit les iles Vierges qui prennent une telle décision historique. Rapport au fait qu’en Islande, la température moyenne de 4.8°C, le taux d’humidité de 42% et qu’il fait nuit à 14 heures. Elle va peut-être attendre mars pour demander l’asile parce qu’entre janvier et février, les Islandais se nourrissent presque exclusivement de porramatur : une spécialité saisonnière constituée de testicule de mouton et de requin faisandé.

C’est une décision d’autant plus difficile à prendre, qu’après tout, en France aussi, il est techniquement illégal de payer une femme moins qu’un homme. En vertu de l’article L. 3221-1 du code du travail.

Simplement la loi n’est pas appliquée, et seules 116 entreprises ont été sanctionnées depuis 2014. Si la France n’est pas plus en pointe, c’est peut-être parce qu’ils s’y trouve des gens qui estiment que ça va, l’égalité c’est plié. Mieux, ce sont les hommes maintenant, dont il faudrait restaurer la dignité outragée. C’est en tout cas, ce qu’avait expliqué David Pujadas au 20h.

Ah oui la fin du patriarcat. C’est comme Games of thrones, la mode du jean taille haute, et la gym suédoise, Nadia Daam est complètement passée à côté.

Elle croyait que le fait que les femmes auraient besoin de travailler 94 jours de plus que leurs collègues masculins pour gagner autant, était plus urgent comme chantier que rassurer les hommes sur la masculinité. Finalement, la perspective de manger des testicules, même de mouton, lui semble assez à propos.