Écriture inclusive sur le logiciel Word : et pourquoi pas ?

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Le coup de patte est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Chaque jour, Nadia Daam vous présente son coup de patte personnel.

On a appris ce week-end que le logiciel Word proposait désormais une fonctionnalité "langage inclusif". Et pourquoi pas ?

Même si proposer une option "mettre des accents aux majuscules sans faire control alt suprr pomme Q barre d'espace shift shift dièse, et sans avoir à se briser les phalanges pour taper tout ça en même temps sur le clavier" semblait aussi assez nécessaire.

Parce que pour être honnête, Nadia Daam n’avait pas d'opinion tranchée sur l'écriture inclusive. Alors que, vous l'avez remarqué, elle a plutôt tendance à avoir un avis sur tout, à l'imposer à autrui et à mépriser son prochain s'il ne se soumet pas. Elle a déjà quitté un homme parce qu'il aimait la pizza hawaienne avec de l'ananas dessus par exemple.

Mais sur l'écriture inclusive, Nadia Daam a choisi d'écouter les arguments des uns et des autres et de s'informer sur le sujet. Même s'il n'est pas interdit d'exprimer un avis sur un domaine qu'on ne maitrise pas du tout, sinon Twitter n'existerait pas. 

L'écriture inclusive, c'est une graphie non sexiste qui permet d'assurer une égalité des représentations entre les hommes et les femmes. Nadia Daam a vérifié, il s'agit de recommandations et non de règles imposées.

Personne ne va défoncer votre porte au bélier à six heures du matin, vous menotter au radiateur et vous taper dessus avec un Bescherelle parce que vous avez écrit "droits humains" au lieu de "droits de l'homme". Il faut le préciser pour rassurer ceux qui considèrent que l'écriture inclusive est "une agression de la syntaxe", ou un "génocide de la grammaire". À ces derniers, on ne parlera donc pas des gens qui ne s'expriment à l'écrit qu'avec des emojis : le smiley lunettes de soleil, ce gang-bang non consenti imposé à la linguistique.

Nadia Daam a aussi une pensée émue pour les Académiciens qui ont déclaré la semaine dernière que "la langue française se trouvait désormais en péril mortel". L'Académie française a donc le recul et le sens de la mesure d'un adolescent saturé d'hormones et de sébum. Malgré sa moyenne d'âge de 78 ans, qui c'est vrai lui octroie une certaine expertise sur la fin de vie. Personnellement, Nadia Daam leur recommande plutôt de faire vérifier leur prostate qui me semble être une menace bien plus mortelle en ce qui les concerne qu'un "e" à la fin d'un nom de métier. Mais ça n'est que son avis de femme, sur lequel le masculn l'emporte toujours. Enfin, sauf le masculin qui mange de la pizza à l'ananas, mais ça fera l'objet d'une autre chronique.