Comment le féminisme a marqué 2017

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Le coup de patte est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Nadia Daam vous présente son coup de patte personnel... En ce mardi, elle évoque le féminisme qui a fait l'actualité en 2017.

Je voudrais qu’on revienne sur le féminisme et la manière dont il a marqué cette année 2017, au grand désarroi des 64% de Français interrogés par Harris interactive et qui affirment que les féministes en font trop.

Ce qui est surprenant, c’est que le mot féminisme a été sacré « mot de l’année 2017 », et que dans le même temps, se dire féministe ou dénoncer une pratique misogyne est toujours risqué. Il faut dire qu’on traverse une période tellement sereine qu’émettre un avis sur le patinage artistique ou le surimi peut vite dégénerer en clash.

En tout cas, il se trouve encore aujourd’hui des personnes pour opposer au féminisme des arguments tous plus pauvres les uns que les autres.

Après le hashtag #balancetonporc, certains ont jugé bons de s’inquiéter du fait que bientôt, on ne va plus pouvoir draguer. Que c’est la culture française qu’on assassine. Alors, 1. Un pays on l’on pense que la drague fait partie du patrimoine au même titre que le collège de France, le Mont saint Michel ou les rillettes est un pays qui va mal. Ensuite, concernant Weinstein, on parle d’un mec qui quand il a été éconduit par une femme, s’est masturbé dans une plante verte. Raison pour laquelle je n’ai que des cactus chez moi.

On dit aussi aux féministes qu’elles mènent de faux combats, et qu’elles feraient moins les malignes en Afghanistan.

Rassurez-vous on peut être contre la lapidation des femmes adultères en Arabie saoudite et contre les inégalités de salaire en même temps. Je suis pour l’écriture inclusive et contre les gens qui se déplacent en Segway. Les combats ne s’annulent pas.

Enfin, sur Twitter, on accuse les féministes de ne pas aimer les hommes. Il y a d’ailleurs des femmes qui disent "je ne peux pas être féministe car j’aime les hommes". Ça n’a aucun sens. C’est comme dire je peux pas être féministe, car j’aime la coriandre". "Je suis pas féministe, j’ai piscine". Le féminisme n’a rien contre les hommes, n’est pas un gros mot, ni une mode, ni  une menace. C’est un combat, et on est surentrainés. Pour info, j’ai écrit surentrainées "é point médian e – point médians s". C’est aussi ça l’inclusion.