VoyagesSncf.com change de nom

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La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Chaque matin, Emmanuel Duteil fait le point sur l'actualité économique.

À la Une de ce jeudi, cette petite révolution du coté de voyagessncf.com.

En effet, le site va maintenant s'appeler Oui.sncf. Le logo et tout le reste va changer. Ça s'inscrit dans un repositionnement complet des différentes marques de la SNCF. Le site va aussi évoluer. Encore un peu plus qu'aujourd’hui, on aura plus facilement tous les moyens de transports proposés avec les trains sous toutes leurs formes, les voitures ou les bus.

Mais à quoi servent ces changements de nom ?

La SNCF veut clairement avoir deux offres. Une offre haut de gamme et une offre clairement assumée de low cost. Pour le low cost ce sont les TGV Ouigo, les voitures en auto partage Ouicar et le service de bus Ouibus. Sur toutes ces offres, la SNCF va mettre le paquet. D'ici 2020, elle pense qu'un voyageur sur trois du TGV utilisera une de ces offres. C'est pour cela qu'elle va pousser fortement ouigo. Par exemple, les trains partent maintenant de la gare Montparnasse, plus obligé d'aller à Marne la Vallée. L'offre ouigo c'est environ 10% de l'offre TGV aujourd’hui et ce sera 30% d'ici quelques années. Ces TGV proposent des prix beaucoup moins élevés grâce à une utilisation beaucoup plus optimisée de la rame. Le but est double : premièrement récupérer les clients qui sont partis notamment chez blablacar et surtout préparer une offre pour répondre à l'ouverture à la concurrence d'ici quelques années. Et donc de l'autre du coté du spectre, vous avez le TGV. On devrait dire Inoui (son nouveau nom) qui lui doit être l'offre prémium.

Mais quand on voit les bugs encore du week-end dernier, on se dit que le TGV est loin d'être haut de gamme ?

Vous avez 100% raison. Aujourd’hui le TGV est devenu trop cher. Ce n'est pas la faute de la SNCF, c'est la faute de l'État notamment qui a poussé ces dernières années à ouvrir des lignes grande vitesse qui ne sont pas rentables. Le résultat c'est que ces dernières années, les prix se sont envolés. Alors la SNCF se défend en disant qu'elles multiplient les petits prix et les cartes pour les jeunes, c'est vrai, mais la politique de prix est totalement incompréhensible. Il faut quasiment être à l'ouverture des ventes plusieurs mois avant pour avoir un billet. Ensuite, ça monte à des niveaux impensables. Le paroxysme ayant été atteint pour la période de Noël. Le problème c'est que le service n'est pas monté en gamme aussi vite. Les rames ont beaucoup vieilli, le wifi est encore un peu aléatoire et les prises électriques ne sont pas encore généralisées. Le défi de la reconquête du client est donc gigantesque et ce n'est pas en ajoutant des "oui" partout que ça suffira.