Transports : les retards se chiffrent en milliards

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
Partagez sur :

Alors que les transports en commun quotidien ont un taux de ponctualité de 91%, les TGV français sont plutôt à 80%.

Les retards dans les transports en commun se chiffrent en milliards !

En milliards de minutes, mais en milliards d'euros également.
Le Journal Les Échos ce matin, reprend les chiffres de l'Autorité de la Qualité de Service dans les Transports qui dépend du ministère des Transports.

Selon les calculs de l'AQST, nous perdons chaque année deux milliards de minutes dans les transports en commun.
Un retard coûte 1,5 milliard d'euros à l'économie soit quasiment un euro la minute, un peu moins de 75 centimes d'euros par minute perdu.
Lorsque l’on est en retard à cause des transports en commun, on arrive plus tard au travail, ce qui a forcément des répercussions financières.
Les deux tiers de ces retards concernent les retards dans les transports en commun du quotidien notamment en Ile de de France où le taux de ponctualité est de 91%.

C'est quoi un train "ponctuel" ? Comment calcule-t-on ce chiffre ?

On estime que les retards sont en général de cinq minutes sur les 91% de taux de ponctualité, ça parait bien.
Sauf que sur la semaine, on fait 10 trajets (cinq le matin et cinq le soir). Il y a donc au moins un trajet sur la semaine où vous serez en retard, ce qui agace forcément.

C'est mieux ou moins bien à l'étranger ?

C'est moins bien si on compare Madrid ou Copenhague où le taux de ponctualité est de 99%.
Si on se compare à Londres, nous sommes logés à la même enseigne avec 91%.

Selon la moyenne européenne, les TGV enregistrent un taux de ponctualité de 80%. On estime que 20% des TGV ont un retard de plus de cinq minutes.
Les TGV français sont moins en retard que les TGV italiens ou allemands qui eux sont en retard durant 26% de leurs trajets.
En revanche, en Espagne, les TGV sont plus ponctuels.

Deux milliards de minutes de perdues dans transport en commun, on se console en se disant que ce n'est pas mieux ailleurs.