Transavia fête ses 20 ans et reste malgré tout un des petits poucets du low-cost

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La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Chaque matin, Emmanuel Duteil fait le point sur l'actualité économique.

Ce lundi, Emmanuel Duteil s’intéresse à Transavia, la low cost d’Air France. Elle va fêter ce matin son 20 millionième passagers.

En effet, une passagère va avoir une belle surprise ce matin. À son arrivée au guichet, elle va découvrir que c’est la 20 millionième clientes de Transavia. Elle n’est pas encore au courant mais elle va avoir en cadeau des billets d’avions Transavia, bien sûr. Justement, concernant Transavia, comment cette compagnie est-elle née ?

C’est une vieille compagnie puisqu’à la base, dans les années 60, elle faisait des vols charter. Elle a été rachetée dans les années 90 par KLM qui l’a transformée en low cost. C’est donc, d’une certaine manière, l’une des premières low cost d’Europe. Et quand Air France s’est enfin décidé à se lancer sur ce marché du low cost, ils se sont dit qu’ils allaient copier ce que font ses cousins de KLM en créant Transavia France en 2007. Easyjet avait déjà 12 ans.

Et ça marche Transavia ?

Les débuts ont été compliqués. Air France a lancé sa low cost un peu en se pinçant le nez. Très longtemps, en interne, on a dénigré les Ryanair et Easyjet avant de se rendre compte qu’ils étaient en train de révolutionner l’avion. C’en était terminé de l’avion à la papa hors de prix. Mais chez Air France, on est venu timidement sur ce marché. Imaginez Transavia c’est 29 avions contre 250 chez Easyjet, pour ne citer qu’eux, ils sont présents partout en Europe quand Transavia s’est concentré sur les destinations loisirs comme l’Espagne, le Portugal ou encore le Maroc. La compagnie, en raison de la complexité d’Air France, est donc un nain sur ce marché du low cost mais un nain qui va enfin gagner de l’argent. C’était déjà arrivé en 2012 mais là ça va être cette année plus solide. C’est une compagnie qui a réussi à se faire une place, la notoriété est bonne et, comme sur Easyjet ou Ryanair, l’achat de billets se fait en quelques clics, c’est moderne. La machine est enfin lancée.

Et ils vont continuer à grossir ?

Déjà c’est une compagnie qui connaît une croissance à deux chiffres. La période des vacances de Toussaint a été excellente, les remplissages étaient très élevés. Mais c’est une compagnie qui va être bloquée. Selon le fragile accord signé avec les pilotes d’Air France, elle ne peut pas posséder plus de 40 avions. Donc d’ici deux ans, elle sera au plafond. Et même si la direction s’en défend, elle va avoir une nouvelle concurrence en interne. D’ici quelques jours, Joon arrive chez Air France avec des tarifs très agressifs sur Barcelone par exemple qui est une des destinations importantes de Transavia. Il va donc falloir très vite en interne se poser la question de l’avenir de cette compagnie et surement négocier la possibilité d’accélérer.