TF1: Gilles Pelisson a renoncé à une partie de son salaire

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La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Le patron de TF1 à renoncer à la moitié de son salaire variable estimé à un million d'euro.

A la une de l'éco avec vous Emmanuel Duteil. Avec le patron de TF1 Gilles Pelisson qui a renoncé à une partie de son salaire.

En effet comme tous les grands patrons Gilles Pelisson a droit à un salaire fixe comme vous et moi et un salaire variable qui dépend d'éléments quantitatifs qui peuvent être par exemple la hausse du chiffre d'affaires et du bénéfice et d'éléments dit qualitatifs.

Alors là c'est un peu plus subjectif ça peut être par exemple l'amélioration de l'image de l'entreprise. Ces éléments qualitatifs sont souvent dénoncés par les associations de défense des actionnaires.

Pour ce qui concerne le cas de Gilles Pellisson comme il n'avait pas rempli tous ses objectifs quantitatifs à cause de mauvaises performances il avait le droit en 2016 à son salaire fixe 797.334 euros et un variable d'environ un million d'euros. Et c'est donc ce variable qu'il a décidé de couper en deux, ce qui fait qu'en tout il a touché un million 329.809 euros.

 

Et c'est venu de lui de couper son variable en deux ?

 

Alors si l'on en croit les équipes de TF1, oui. Il se serait dit je demande des efforts aux équipes : y'a un gros plan de réduction de coûts chez TF1 je me dois donc à titre personnel de faire un effort, c'est lui aurait - selon TF1 - directement demandé à ce que son salaire soit assez nettement revu à la baisse.

 

Et ça arrive souvent Emmanuel ?

 

Alors ça reste assez rare. Mais l'association Proxinvest qui défend les petits actionnaires et qui est très active contre ces grosses rémunérations se souvient du patron de Vallourec une grosse entreprise dans le secteur du pétrole qui est en très grosse difficulté dont le patron a dit non à son bonus.

Ils m'ont aussi cité le cas d'Engie l'ex GDF Suez il y a quelques années. Mais dans ces deux cas on est sur des entreprises qui annonçaient de très grosses pertes. Là même si ce n'est pas la fête chez TF1 le groupe gagne encore de l'argent donc on va dire que le geste s'il est vraiment volontaire est plus louable entre guillemets.

 

Mais Emmanuel les actionnaires vont avoir plus de pouvoirs je crois en assemblée générale pour encadrer les rémunérations des patrons ?

 

Vous avez tout à fait raison Samuel c'est ce que l'on appelle le "say on pay" contraignant. Jusque-là l'avis des actionnaires n'était que consultatif, on l'a vu l'année dernière chez Renault par exemple. Maintenant les entreprises devront revoir la rémunération du dirigeant en cas de rejet en assemblée générale ce qui fait dire à Proxinvest que les conseils d'administration et les patrons vont devoir être beaucoup plus vigilants sur les rémunérations.