Stop à l'avalanche d'emails professionnels qui tombent le soir, la nuit ou le week-end !

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La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Un cadre passe 30 % de son temps à gérer ses mails, et les entreprises sont en train de le réaliser

Stop à l'avalanche d'emails professionnels qui tombent le soir, la nuit, le week-end, ou pendant les vacances ! Justement, la loi sur le "droit à la déconnexion" est en train de changer les choses.

C'est une mesure inclue dans la loi El-Khomry. Les entreprises de plus de 50 salariés ont obligations de négocier d'ici la fin de l'année un accord de bonne conduite sur l'usage des emails. Le droit à la déconnexion. (par exemple, bloquer les messageries le soir après 19 heures et le week-end)

 Très bien, sauf que si aucun accord n'est trouvé, la loi ne prévoit aucune sanction. Le patron peut se contenter d'une vague charte de bonne conduite, plus ou moins floue.

 

Donc, concrètement, ça ne change pas grand-chose ce "droit à la déconnexion" !

Ça a changé notre regard sur ces emails intempestif des 2 cotés.

Cotés salariés : Les salariés se rendent compte qu'ils peuvent attaquer au Prudhomme pour harcèlement, sur la base de ces emails, envoyés le week-end et qui exigent une réponse immédiate.

 

Coté patronat : On a réalise que certains managers abusent. Et du coup, on a inversé le problème. Maintenant, on ne considère que le problème. Ce n'est pas l'employé qui ne répond pas à ses mails. Le problème, c'est le manageur qui envoie des mails à toute heure.

Le Figaro a interviewé le DRH du groupe chimiste Solvay qui dit : "Quand une personne envoie beaucoup de mail le week-end, c'est le signe qu'elle est en difficulté. En situation de stress, qu'il faut aider". Bref, que c'est une personne à problème.


Oui, parce que - à la fin - c'est contre-productif tous ces emails professionnels en rafale.

 Un cadre passe 30 % de son temps à gérer ses mails.  On n'arrive plus à se concentrer. A se poser pour réfléchir. En permanence, on est distrait, ce qui n'est pas bon pour la réflexion.