Logements sociaux : la Cour des comptes souhaitent réformer le système

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La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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La Cour des comptes souhaite durcir les critères d'éligibilité aux logements sociaux afin que le parc reste attribué aux ménages les plus modestes.

Logement social : "Un HLM ne doit pas être un logement à vie"
Voilà, en résumé, ce qu'explique la Cour des Comptes dans son dernier rapport sur le logement social.

Le prinicpe du logement social, c'est de loger les plus modestes et cet objectif est raté selon la Cour des Comptes.
"La moitié des ménages bénéficiant d'un logement social n'a pas de revenu modeste" nous dit le Figaro.

C’est un énorme scandale parce qu’en France, on compte 4,8 millions de logements sociaux. C’est considérable puisque cela représente près d’un locataire sur deux du parc locatif qui bénéficie d'un logement social, pour un prix inférieur de 40% à la moyenne.

Il y a très peu de contrôle et la politique est un peu au "j’y suis, j’y reste, même si je suis devenu Bill Gates !"
"L’attribution d'un logement social conduit en pratique à remettre les clés à vie" écrit la Cour des Comptes.
Cela génère évidemment une énorme frustration car il faut dire que quasiment tout le monde y a le droit, les critères sont tellement laxistes que les deux tiers des Français y sont éligibles.

Cela entraine forcément une pénurie des logements sociaux avec près de deux millions de ménages qui attentent.
À Paris par exemple, une place seulement est attribuée pour 16 demandes
On constate également un soupçon de favoritisme. Certains HLM dans les quartiers huppés s'apparentent à un véritable jackpot.

La Cour des comptes souhaite durcir les critères et abaisser le plafond d'éligibilité afin que le parc reste attribué aux ménages modestes.
Cela passerait par plus de contrôle sur les revenus. On assiste pour le moment à une "efficacité marginale" nous dit la Cour des comptes.
Cela passerait également par plus de rotation. Plutôt que de construire à tout va, l’idée serait d’améliorer la gestion du parc existant notamment dans les zones tendues avec un bail à durée limitée. Des points sur la situation du locataire seraient donc régulièrement effectués pour éviter que les logements ne soient attribués à vie.