L'hydrogène commence à se développer en France dans le secteur automobile

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La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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La France, qui a longtemps misé sur l'électrique, est à la traîne dans le développement des voitures à hydrogène.

L'hydrogène se développe en France pour l'automobile, mais peut-être pas encore assez vite. C'est un marché encore microscopique, avec quelques centaines de voitures en France, pas plus, qui roulent à l'hydrogène, quand elles se comptent en milliers dans le monde.

Une percée timide. Et pourtant, les pratiques commencent un peu à se développer. Une compagnie de taxis n'utilise, à Paris, que des voitures à hydrogène. Une nouvelle station-service à hydrogène a également été inaugurée jeudi par Air Liquide à l'aéroport d'Orly. C'est la deuxième en Île-de-France. D'autres installations de ce type sont prévues, notamment à Versailles et à Roissy-Charles-de-Gaulle. La France est en retard : Air Liquide a déjà installé une centaine de stations hydrogène dans le monde.

Pas de particules fines... L'hydrogène a les avantages de la voiture électrique sans les inconvénients. Selon ses promoteurs, un véhicule à hydrogène peut faire environ 500 km sans avoir à être recharger. La recharge est également très rapide : elle dure seulement trois minutes à une pompe, pour un prix équivalent à celui d'un plein d'essence. Autre avantage, et de taille : l'hydrogène n'émet aucune particule fine. Comment ça marche ? Une pile à combustible est embarquée dans le véhicule ; l'hydrogène s'y mélange à de l'oxygène, et produit de l'électricité qui permet à la voiture d'avancer. Ce système ne rejette que de la vapeur d'eau.

… Mais. Et pourtant, l'hydrogène n'est pas un carburant aussi écologique qu'il y parait. En effet aujourd’hui, 95% de l’hydrogène est produit à partir du gaz naturel, du pétrole ou du charbon. Demain, l’électrolyse de l’eau avec de l’électricité d’origine renouvelable, le biogaz et la biomasse prendront le relai. Autre problème : le prix des voitures, aux alentours de 65.000 euros, reste encore très dissuasif.

Développer les infrastructures. Et pourtant, au regard du Japon, de l'Allemagne ou de la Californie, la France est clairement à la traîne. La raison est simple : c'est plutôt l'électrique qui a été privilégié dans l'Hexagone ces dernières années. Les constructeurs français ne se sont pas vraiment emparés de cette technologie. Il y a aussi une absence d'infrastructures, avec très peu de stations-services. Mais ce problème pourrait se régler rapidement : Air Liquide se dit prêt à développer un réseau. Du côté du ministère des Transports, on regarde avec intérêt cette technologie, notamment pour les camions. Mais ce qui est sûr, c'est que ça ne pourra pas se faire sans les constructeurs français.