Spectre d'une pénurie d’électricité cet hiver : un risque qui pourrait s'accroître dans l'avenir

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La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Les Français pourraient avoir a surveiller de près leur consommation en janvier si les températures venaient à tomber au-delà d'un certain seuil. 

Cette année encore le gestionnaire du réseau électrique (RTE) tire la sonnette d'alarme. Dans l'entourage de la direction d'EDF, on se dit "pas très confiant". S'il fait très froid cet hiver, les Français pourraient manquer d'électricité. L'entourage de la direction d'EDF se dit également "pas très confiant". La situation pourrait en effet être tendue s'il fait vraiment très froid au pire moment, c'est à dire début janvier, lorsque habituellement les températures sont les plus basses en France, et que les usagers poussent les chauffages le matin au réveil et le soir en rentrant du travail. Il faudrait également que les températures soient inférieures de cinq degrés à la moyenne attendue.

Surveiller la consommation électricité. Si cela arrivait, des mesures exceptionnelles pourraient être mises en place. À commencer par faire plus attention à notre consommation personnelle d'électricité, à travers des éco-gestes, comme éteindre la lumière lorsque l'on quitte une pièce. En Bretagne, où l'on produit peu d'électricité, cette stratégie a été mise en place en 2016 via des textos envoyés aux abonnés, et la consommation a ainsi été réduite d'environ 2%. Le dispositif devrait être étendu cette année. Parmi les autres mesures qui peuvent être prises : couper totalement ou partiellement l'alimentation de gros consommateurs industriels volontaires ou encore réduire la tension sur le réseau de 5%.

La maintenance du parc nucléaire français. Cette situation s'explique notamment par de faibles réserves d'eau du côté des barrages, 2017 ayant été une année particulièrement basse en terme de pluviométrie au vu des cinquante dernières années, signale-t-on du côté d'EDF. Surtout, le nombre de centrales nucléaires à l'arrêt a augmenté après que l'Autorité de sûreté nucléaire, le gendarme du secteur, a demandé au site de Tricastin de régler un problème sur une digue. Une problématique qui pourrait s’accroître au fur et à mesure que vieillit le parc nucléaire français, et que les réacteurs doivent être mis à l'arrêt pour maintenance.