Hausse inquiétante des arrêts maladies chez les cadres

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La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Chaque matin, Axel de Tarlé fait le point sur l'actualité économique.

Hausse inquiétante des "arrêts maladies". Sur un an, l'Assurance Maladie a vu les indemnités journalières progresser de 5 %. Les cadres notamment seraient victimes de "Burn Out".

L'arme du crime, c'est le smartphone. Les 3/4 des cadres se connectent chez eux pour des raisons professionnelles, donc sur leur temps libre. Tout le monde se reconnait - même sur une île déserte un 15 aout : un peu de wifi et hop, un coup d'œil sur les mails pro !

La CGT a publié une étude inquiétante :

Cette connexion sans fin à ses mails génère de la frustration, car les salariés se sentent impliqués 24h/24 et ne sont pas récompensé. Mais elle est mal récompensée. L'équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée est même la principale préoccupation des cadres. Du coup, à force de travailler 24h/24, on accumule de la fatigue, jusqu'à l'épuisement, le Burn Out.

Que peut-on faire ? Il existe un droit à la "déconnexion", non ? 

Oui, en Allemagne, pas de mail après 18 h, et le weekend. Mais les gens utilisent leur boite mail privée. Car, en vérité, on se met à consulter nos mails volontairement le soir, le weekend et même en vacances. C'est ce que l'on appelle le syndrome de FOMO - fear of missing out, la peur de rater quelque chose.

On ne peut rien faire ? On  est condamné au "Burn Out" (à "l'épuisement professionnel" en bon français)

Nous devons apprendre à mieux utiliser ces nouveaux outils. De même que les ados dorment avec leur portable, et envoie des texto à table. Il faut savoir se déconnecter

Et ça progresse : Dans le bus, dans le train etc. Vous vous souvenez de ces personnes qui hurlaient dans le wagon, qui téléphonaient sans aucun complexe et qui exposaient leur vie privée. Et bien maintenant c'est en train de changer. Les gens ont tendance à dire "attend je suis dans le bus, je te rappelle". Il nous faut apprendre à dompter ces nouveaux outils qui sinon, nous envahissent.