Facebook veut désormais vérifier les informations publiées sur son site

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La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Pour lutter contre la diffusion de "fausses informations" qui auraient perturbé l'élection présidentielle aux États-Unis, Facebook a mis en place un système de vérification des informations.

Facebook va désormais vérifier les informations publiées sur son site.
Il s'agit de lutter contre la diffusion de "fausses informations" qui auraient perturbé l'élection présidentielles aux USA.

On accuse Facebook d'avoir faussé le résultat des élections américaines.
Sur Facebook, ont été largement diffusées des fakenews préjudiciables à Hilary Clinton, (Clinton a vendu des armes à Daesh) et favorable à Donald Trump (qui aurait reçu le soutien du pape).
Informations fausses mais comme elles sont spectaculaires, elles sont cliquées, likées et donc, elles gagnent en visibilité et sont largement diffusées.
Or, comme sur Internet, la moitié des Américains s'informent principalement via Facebook, le problème démocratique est grave et les fausses infos peuvent être plus ou moins téléguidées depuis la Russie.

Que va faire Facebook ? Interdire ces fausses informations sur son site ?

C’est compliqué.
Qu'est-ce que la vérité en matière d'information ? Où se situe la vérité ? Quelle vérité ? La vérité selon Facebook ?
Sheryl Sandberg, la numéro deux de Facebook, le dit ce matin dans le Figaro : "Facebook ne veut pas être l'arbitre de la vérité".

Simplement, si un article vous semble contestable, vous pouvez le signaler.
L'article sera ensuite envoyé à des vérificateurs indépendants, type agence de presse ou fact checkers. Si effectivement le contenu est jugé douteux, il ne sera pas retiré mais il sera simplement indiqué comme contesté, puis déclassé, le logiciel fera en sorte que cet article soit moins visible sur le flux d'actualité.

Ce système existe depuis le mois dernier aux États-Unis, il est également lancé en Allemagne en ce moment même.
En France, ça en est encore au stade des négociations.
La crainte c’est que ces fausses informations n’influencent les élections en France comme en Allemagne au mois de septembre.