États-Unis : une nomination très attendue à la tête de Banque centrale américaine

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La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Chaque matin, Emmanuel Duteil fait le point sur l'actualité économique.

Une nomination très attendue ce jeudi aux États Unis : celle du futur patron de la Banque centrale américaine.

L'actuel patron de la FED est une femme, elle s'appelle Janet Yellen. Elle a été nommée par Barack Obama et c'est la première femme à diriger la FED. Personne ne s’y intéresse réellement pourtant, le montant de vos crédits immobiliers dépend en partie de la nomination de ce jeudi. De quoi s’y intéresser, sans mauvais jeu de mots, avec un peu plus d'intérêt.

Mais en quoi ça dépend de la banque centrale américaine ?

Cet exemple est peut-être un peu tiré par les cheveux mais il intéresse. Plus sérieusement, la Banque centrale américaine est la plus puissante au monde et elle donne le ton. Si elle continue à relever ses taux d'intérêts, la BCE (notre banque centrale à nous) va devoir suivre à un moment et ça aura un impact à la hausse sur nos taux d’intérêts. Pareil en fonction des décisions qu'elle prend, elle fait monter ou baisser le dollar et donc l'euro. C'est donc vraiment très important et très impactant pour nous.

Mais pourquoi Donald Trump a-t-il décidé de changer de patron à la tête de la FED ?

Pendant la campagne présidentielle, il n'a pas arrêté de critiquer la FED. Pour lui, sa politique ne soutenait pas assez la croissance. Ce changement de patron va être une petite révolution. Traditionnellement, le président élu renouvelle le mandat du gouverneur nommé par son prédécesseur. Ça permet de souligner l'indépendance de l'institution. Mais là, on devrait selon tous les experts américains, rompre avec la tradition. Ce serait une sacrée surprise si Janet Yellen devait être reconduite. Selon les médias américain, c'est Jérome Powell qui tiendrait la corde, c’est un Républicain. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il ne devrait pas changer fondamentalement de politique. Une politique qui vise à accompagner le retour de la croissance. On est donc dans un choix plutôt symbolique. Les taux d'intérêts devraient continuer à progresser très lentement, il est donc fort probable que les taux pour vos crédits immobiliers montent par conséquent un peu dans les mois à venir.