Est-ce que l'on va vraiment vers la fin des zones blanches ?

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La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Chaque matin, Emmanuel Duteil fait le point sur l'actualité économique.

Ce lundi, Emmanuel Duteil a choisi de revenir sur les zones blanches. Les opérateurs téléphoniques ont promis d'investir trois milliards d'euros. Le but est d’élimer toutes ces zones blanches d'ici trois ans.

Déjà, rappelons ce qu'est une zone blanche. C'est un endroit où des personnes commes Eva Roque sont très énervées de ne pas pouvoir consulter leurs mails, répondre au téléphone correctement ou actualiser leur twitter de PPDE, autrement dit des Petits pas dans l'écran chaque samedi à 19h sur Europe1. Plus sérieusement, si les Parisiens montent nos téléphones au ciel dans ces endroits dans l'espoir de trouver du réseau, c'est une vraie galère pour ceux qui vivent dans ces centres bourgs souvent ruraux. Ça limite considérablement le développement économique. Et il y a urgence selon l'Arcep, qui est le gendarme des télécoms. La France est le 24e pays sur 28 au classement européen de la couverture 4G.

Et donc ça va vraiment s'améliorer ?

On peut y croire, c'est un accord assez inédit qui a été trouvé. Les opérateurs s'engagent à investir environ trois milliards d'euros pour emmener la 4G ou améliorer le réseau dans ces zones reculées. Pour compenser, l'État (pour faire simple) a décidé de ne pas augmenter les enchères pour les opérateurs sur les fréquences qu'ils utilisent. Ces fréquences là (aussi pour caricaturer) c'est ce qui permet de téléphoner on va dire. C'est donc un vrai deal et tout cela va être surveillé par l'Arcep. Le gendarme des télécoms va publier tous les trimestres un observatoire reprenant tous les engagements des opérateurs.

Et on sait par où ça va commencer ?

Là aussi c'est assez innovant. Les collectivités locales vont devoir aussi faire remonter leurs demandes en disant "tiens bah là j'ai besoin de réseau dans cette salle des fêtes ou dans ce hameau". C'est capital pour ces bourgs pour garder les habitants et surtout pour en faire venir d'autres et pour donner envie aux entreprises. Aujourd’hui, la rupture technologique est un vrai handicap en France. Dans le cadre de cet accord, les opérateurs s'engagent en outre à couvrir les principaux axes de transport, et notamment les 30.000 kilomètres de lignes ferroviaires, lignes de TER comprises. Alors après on peut juste s'inquiéter pour les tarifs. Est-ce que les opérateurs vont se rattraper en augmentant les prix ? Le patron de l'Arcep est resté évasif ce dimanche soir en disant que notre marché est très concurrentiel. Bref, advienne que pourra, mais au moins on pourra téléphoner partout.