Connivence entre Google et le directeur général de l'Arcep

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La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Le géant californien tente d'attirer chez lui le directeur général de l'autorité des télécoms afin d'avoir en son sein un fin connaisseur du fonctionnement de l'Arcep.

Polémique sur le lobbying de Google, au sein de nos institutions. Le Directeur Général de l'Arcep (l'autorité des télécoms), part chez Google. Mais, la Commission de déontologie pourrait bloquer ce transfert. 

Google a plusieurs contentieux en Europe. Un contentieux fiscal avec plusieurs États Européens. Google est accusé de faire remonter tous ses bénéfices en Irlande, pour minimiser ses impôts en France, et ailleurs. Un contentieux d'abus de position dominante. On le soupçonne de déréférencer les sites concurrents. Exemple, vous avez un site pour vendre des carottes, ça marche très bien. Si demain Google veut vendre des carottes, il va déréférencer les sites de carottes, qui seront introuvables. Enfin, il y a un contentieux sur la protection des données.

Que faire quand on a des contentieux avec les autorités ? Essayer d'infiltrer ces autorités, de les amadouer. Google, est le champion du lobbying. Invitation, dépenses de milliards en lobbying. Autre tactique, embaucher ceux qui vous contrôlent. Google, a embauché près de 70 fonctionnaires européens en 10 ans. Ça marche, parce qu'en général les fonctionnaires (pas toujours très bien payés), sont ravis d'aller travailler chez Google, un bon job, bien payé, dans une entreprise prestigieuse.

Cette fois, Google veut embaucher le DG de l'Arcep, l'autorité des télécoms, qui ne contrôle pas précisément Google, bien que l'Arcep ait réclamé à plusieurs reprises de pouvoir contrôler Google. Intérêt de la manœuvre : embaucher quelqu'un qui connait parfaitement le fonctionnement de ces autorités de contrôle, qui sait comment ça fonctionne, leur point fort, leur point faible et qui a un carnet d'adresse.

Selon le Figaro, la Commission de déontologie avait dans un premier temps donné son feu vert, ce qui avait déclenché quelques protestations. Du coup, elle s'est à nouveau saisi du dossier pour un deuxième avis. Enjeu : limiter l'emprise, la toute puissance de Google...