Aramco : l'une des plus grosse société pétrolière du monde va bientôt tenter de s'introduire en bourse

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La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Chaque matin, Emmanuel Duteil fait le point sur l'actualité économique.

Emmanuel Duteil s’intéresse ce jeudi à l'une des plus grosse société pétrolière du monde qui va bientôt tenter de s'introduire en bourse. Elle s'appelle Aramco et c'est la société d'état saoudienne.

Pour que vous imaginiez bien le poids d'Aramco, voici l’image utilisée par un spécialiste du dossier. L'introduction en bourse d'Aramco pour l'Arabie Saoudite c'est aussi gros que si la France décidait d'introduire en bourse sa direction des impôts. Pourquoi ? Parce qu'Aramco, société d'état, pèse à elle seule 75% des recettes de l'Arabie Saoudite, c'est un mastodonte. La valorisation d'Aramco pourrait atteindre selon certains les 2.000 milliards de dollars de valorisation, c'est à dire plus que Google et Apple réunis. L'Arabie Saoudite veut mettre 5% seulement de l'entreprise en bourse, une ouverture très symbolique. C'est l'un des piliers de Vision 2030, le plan de réforme économique qui vise à réduire la dépendance de l'Arabie Saoudite au pétrole.

C'est donc une introduction en bourse hors norme ?

Cette introduction en bourse s'annonce comme la plus grosse du monde. Elle devrait se faire en Arabie Saoudite et sur une autre place boursière mondiale. Tout le monde se bat pour l'avoir et c'est pour cela qu’Emmanuel Duteil en parle ce vendredi. C'est vraiment le dossier suivi de très près par tout le monde. Ça a été au centre, il y a quelques jours, de toutes les conversations du Davos Saoudien. Même si c'est une introduction qui fait peur puisque l’on a jamais introduit en bourse une entreprise de cette taille et surtout de ce style.

Ça veut dire quoi "de ce style" ?

Il ne faut pas se voiler la face, ces grosses entreprises pétrolières étatiques servent de soupape de financement au gouvernement pour des projets d'infrastructures, pour finir les budgets et pour alimenter parfois quelques opérations un peu moins reluisantes. Bref, ce n'est pas simple et c'est vraiment le gros problème de cette introduction. On est, selon un spécialiste du dossier, sur une "introduction baroque". En effet, une des obligations quand on entre en bourse c'est d'être transparent et ça, ça va être un défi surtout pour être coté sur une grande place internationale. C'est pour cela qu'il y a eu de grosses rumeurs d'abandon de cette introduction en bourse. Ça serait trop compliqué. Mais une personne bien au courant du dossier a confié à Emmanuel Duteil que, selon lui, ça devrait se faire. La monarchie saoudienne ne peut pas reculer, il en va de sa crédibilité. Et toujours selon lui, ça devrait se faire fin 2018.