Loi antiterroriste : la mise en scène d'une signature

  • A
  • A
L'oeil du lab d'Europe 1 est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
Partagez sur :

Chaque matin, Aurélie Marcireau du Lab d'Europe 1 nous dévoile les coulisses de la politique.

Hier, le président de la république a signé la loi anti-terroriste qui entre en vigueur ce mardi.

L’état d’urgence se termine le 1er novembre 2017 et c’est cette loi prend le relais. Elle a été débattue cet été au Sénat et à l’Assemblée en septembre.
Fin de l’état d’urgence, instauration de périmètre de protection, possibilité de fermer plus facilement des lieux de cultes suspectées d’abriter des appels à la commission d’actes terroristes ou encore mesure de contrôle et de surveillance accrue de personnes.
Emmanuel Macron tient à faire savoir que cette loi est importante, écoutez le c’était ce lundi dans son bureau.

Ce n’est pas le première fois que le président de la République met en scène cette signature.

C’est la troisième fois ! La première fois c’était pour la loi de moralisation de la vie publique, la seconde fois c’était sur la loi autorisant les ordonnances sur la réforme du code du travail. Mais cette fois, c’était particulièrement difficile d‘échapper à cette mise en scène à l’américaine. On a eu droit aux photos en noir et blanc (très en vogue à la Maison-Blanche) des trois hommes (Macron, Castaner et Collomb) avant la signature, les photos sur les comptes Twitter de cette signature, la vidéo de l’intervention du président macron et même la petite conférence de presse des deux ministres sur le sujet.
Reste une question, est ce que cela sert vraiment à quelque chose ? Comme l’a noté sur Twitter l’ancien Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas : L'histoire retiendra une loi. Le code de procédure pénale a été signé par le Chef de l'État.
Si on faisait vraiment à l’américaine, tous les ministres concernés seraient présents sur la photo, ce qui éviterait cette fâcheuse absence.