La modestie, déjà grande perdante de l’élection du nouveau président des Républicains

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L'oeil du lab d'Europe 1 est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Chaque matin, Sylvain Chazot du Lab d'Europe 1 nous dévoile les coulisses de la politique.

L’élection du président des Républicains, c’est dimanche prochain.

Mais on connait déjà le grand perdant de cette élection : la modestie.

Le premier tour de l’élection du président des Républicains a lieu dimanche prochain. Une élection pour laquelle certains candidats sont très confiants.
C’est l’un des enseignements de cette élection : la modestie a du plomb dans l’aile. C’est simple, sur les trois candidats pour la présidence des Républicains, deux sont sûrs de l’emporter.

Florence Portelli, dans le Journal du dimanche, l’ancienne porte-parole de François Fillon l’assure : "Je vais gagner. Ce n'est pas un vœux pieux, ni une incantation, ni une posture. C'est une certitude". Et elle annonce que dimanche prochain, elle fêtera son score du premier tour avec ses militants avant de se mettre au travail pour le second tour.

Mais elle n’est pas la seule à être très confiante, c’est ça ?

Laurent Wauquiez aussi est sûr de l’emporter. "De toute manière, je vais gagner. Il n’y a pas de suspense", disait-il en août, selon Le Parisien.
Mi-novembre, toujours dans Le Parisien, on apprenait que Laurent Wauquiez adore imiter la voix de Pablo Escobar dans la série Narcos devant ses proches : "Tu sais pourquoi on va gagner ? Parce qu'on a las bolas grosses comme ça !". Poétique et imagé…

Et le troisième candidat Maël de Calan. Lui, il va gagner ou il va perdre ?

Le juppéiste n’est pas confiant. Pas grave puisque son objectif n’est pas gagner. Écoutez-le le 6 novembre dernier, sur la chaîne YouTube Indécis. C’est donc une élection pour se faire voir…
Ça tranche avec la confiance affichée par ses deux adversaires !
C’est même plutôt rare d’entendre ça, ça rappelle Nathalie Kosciusko-Morizet en 2016, durant la primaire de la droite. Elle avait dit, en débat, qu’elle savait qu’elle ne l’emporterait pas. Au final, elle a perdu mais elle a obtenu plus de voix que Bruno Le Maire qui lui répétait qu’il allait gagner. La confiance ne paye pas toujours !