Crise au sommet entre le gouvernement et le Conseil national du numérique

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L'oeil du lab d'Europe 1 est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Chaque matin, Sylvain Chazot du Lab d'Europe 1 nous dévoile les coulisses de la politique.

Sylvain, ce matin vous revenez sur cette crise ouverte entre le gouvernement et le Conseil national du numérique, avec la démission, hier, de la présidente du conseil.

Le gouvernement a essayé mais non, comme le dit la chanson ils n’auront pas sa liberté de penser. Marie Ekeland a démissionné hier de la présidence du Conseil national du numérique, le fameux CeNum, 8 jours après avoir pris ses fonctions. 23 membres du Conseil sur 30 ont également démissionné. En cause, la polémique née après la nomination de la militante féministe et antiraciste Rokhaya Diallo. Une nomination validée, le 11 décembre dernier par un arrêté du Premier ministre Edouard Philippe. Mais Rokhaya Diallo est personnalité est clivante Elle dénonce dénonce régulièrement ce qu'elle appelle le "racisme d'État". Sa nomination a été vivement critiquée, à droite et à la droite de la droite Résultat, le secrétaire d’Etat au Numérique. Mounir Mahjoubi a demandé à Marie Ekeland de revoir sa copie ce qu’elle a refusé en démissionnant.

Et comment a-t-on réagi du côté du gouvernement ? 

En mode pompier Raphaëlle. Très vite, il a fallu éteindre l’incendie. Du coup hier Mounir Mahjoubi qui est l’ancien président du CeNum s'est exprimé, notamment auprès du Figaro. Il ajoute que "le Conseil national du numérique doit être proche du gouvernement". Et c’est peut-être là le plus gros problème Raphaëlle cette ingérence du gouvernement que n’a pas supporté Marie Ekeland Ecoutez ce qu’elle disait, le 13 décembre dernier, sur BFM Business. Une volonté d’indépendance qui s’est donc fracassée contre les ingérences gouvernementales. 

Et est-ce qu’on sait ce que va devenir le Conseil national du numérique du coup ?

Alors oui. Une nouvelle composition doit être annoncée avant début 2018. On en reparlera donc d’ici-là.