Le mot du jour : religion

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La revue des éditos est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque matin, Samuel Etienne nous présente les différents éditos qui font la Une de la presse.

Le mot du jour : religion

Avec l'attentat de Berlin qui, pour le président élu américain Donald Trump, n'est qu'un épisode de plus dans ce qu'il appelle "une guerre de religions".

Dans Libération, Laurent Joffrin note que cette déclaration contraste avec celles des leaders responsables des grandes démocraties, qui font le distinguo entre l'islam - la religion - et l'extrêmisme islamiste, sa vision dévoyée.
Faut-il rappeler, se demande Laurent Joffin, que cette dérive révulse une grande majorité des musulmans à travers le monde ?
Rappeler que la guerre de l'Etat Islamique est aurant dirigée contre les chrétiens, les juifs, les incroyants que contre les musulmans qui réprouvent son idéologie ?
"Rejeter la masse de croyants de l'islam du côté de Daech en parlant d'une "guerre de religions", c'est faciliter le recrutement des djihadistes et affaiblir autant la cause de la démocratie. Sous prétexte de rompre avec la "bien-pensance", on aboutit à une stupidité stratégique".

Religion

En matière politique, économique, les Français se seraient-ils faits une nouvelle religion ?
Les Français deviendraient-ils libéraux ? S'interroge Yves de Kerdrel dans Le Figaro qui rappelle d'abord que notre pays ne s'est jamais illustré jusqu'à présent par la mise en oeuvre d'un vrai libéralisme politique.
Mais aujourd'hui, deux des trois candidats les mieux placés pour la prochaine présidentielle se revendiquent du libéralisme, François Fillon et Emmanuel Macron.

Et puis il y a ce récent sondage Ipsos : 58% de nos concitoyens estiment que pour relancer l'économie, il faut limiter le rôle de l'État et donner plus de libertés aux entreprises.
C'est même la conviction de 68% des électeurs du Front National, parti dont le programme est pourtant furieusement antilibéral... Mais peut-être qu'une partie des électeurs n'ont pas bien lu ce programme.

Religion

La religion qui parfois renvoie aux mythes.
Et cette déclaration du linguiste Alain Rey dans La Croix : "la notion de langue pure est un mythe".
"Pour survivre et appréhender le monde, elle doit se nourrir d'emprunts".
Du nécessaire métissage, mélange, de la langue.
En cette période de Noël, et d'actualité si troublée, un message qu'il est bien doux d'entendre.


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