Le mot du jour : immigration

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La revue des éditos est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque matin, Samuel Etienne nous présente les différents éditos qui font la Une de la presse.

A l'approche de Noël, en ce jour où - plus encore que le reste de l'année - on est censé se préoccuper un peu plus de l'autre, la question de l'immigration, de l'immigré, de l'autre, revient beaucoup dans vos journaux ce matin.

"Les migrants contribuent à près de 10% de la richesse mondiale": c'est le titre d'un très intéressant article du Figaro. C'est le cabinet américain Mc Kinsey qui publie ce rapport : alors que les migrants représentent 3,4% de la population mondiale, ils contribuent à hauteur de 9,4% du PIB mondial.  D'un strict point de vue économique, les migrants, et pas seulement les gens les plus qualifiés sont plus productifs en s'expatriant : ils apportent quelques 3.000 milliards de dollars par an de plus que s'ils étaient restés dans leur pays d'origine. De même, l'apport financier des migrants au développement des Etats où ils sont nés est essentiel. Les envois de fonds à leur famille par les émigrés constituent la première forme d'aide au développement, loin devant l'aide publique au développement, constate cette étude.

A propos de lutte contre l'immigration maintenant...
A lire dans Les Echos cette analyse de l'historien Grégoire Kauffman, spécialiste du Front National : "La victoire de François Fillon à la primaire de la droite a pris au dépourvu les dirigeants du FN", qui tablaient plutôt sur une victoire de Juppé ou Sarkozy. Or Fillon chasse sur les terres de deux grandes familles électorales du FN : au sein des catholiques conservateurs, partisans de la Manif pour tous, comme parmi les partisans d'une posture plus gaulienne, souverainiste, dont la mémoire est invoquée à la fois par Philippot et Fillon".

Immigration...
Dans son édito ce matin dans Libération, Laurent Joffrin salue le courage moral dont font preuve les responsables allemands, Angela Merkel en tête. Placée sous une pression politique intense, la Chancelière répond qu'il n'y a pas de réponse simple au terrorisme. Joffrin écrit ce matin : "Ceux qui demandent une action générale contre les réfugiés ne font preuve ni de prudence ni de fermeté. Ils démontrent simplement leur xénophobie".

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