Le mot du jour : Filoche et ribouldingue

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La revue des éditos est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque matin, Natacha Polony nous présente les différents éditos qui font la Une de la presse.

Le mot du jour : Filoche-et-ribouldingue

"De  cette primaire, écrit Jean-Claude Souléry dans la Dépêche du midi, le gagnant n'est pas certain de ressortir avec une âme de vainqueur. Il suffit déjà d'entendre les vitupérations à l'encontre de Manuel Valls. Frondeurs patentés, social-revanchards, Filoche-et-ribouldingues : pour tous ceux-là, Valls est l'unique cible, lui seul justifie leur présence; pour tous ceux-là, il s'agit d'abord de dénoncer un bilan (celui de leur propre parti !), bien davantage que de proposer un avenir crédible". Les connaisseurs auront noté l’hommage aux Pieds Nickelés, Croquignol, Filochard et Ribouldingue… Jean-Marc Chevauché n’est pas plus tendre dans le Courrier Picard : "Les militants de la gauche du PS décidés à croire encore à la primaire seront sans doute ébahis par la présence de Gérard Filoche, si elle est avérée, devant lequel Benoît Hamon est aussi marxiste qu’un cubain expatrié à Miami, mais cette affaire-là est pour le folklore. En vérité, le PS a été tué par Hollande et Valls et n’a pas fini de mourir". Pour les commentateurs, la meilleure illustration, c’est cette histoire de 49-3. "Manuel Valls est atteint de phobie constitutionnelle" s’exclame Hervé Chabaud dans l’Union. Tartufferie, ajoute-t-il. "On se pince, on se demande si l'on a la berlue, un vertige d'émotion, rien de tout cela! L'ex-chef du gouvernement est tout simplement en campagne. Aussi, pour l'emporter, est-il prêt à retourner sa veste, à se teindre les cheveux, à hypnotiser les citoyens en confessant, au chant des sirènes, ses erreurs de Matignon". "On comprend que Manuel Valls mette tout en œuvre pour faire mentir ceux qui l'accusent d'être brutal, reconnaît Nicolas Beytout dans l’Opinion, mais un tel revirement, l'encre de sa démission à peine sèche, est un vrai reniement". Mais il faut rassembler. "Un schisme, un éclatement ? Allons ! ironise Christine Clerc dans le Télégramme. Souvenez-vous des 5% de Gaston Defferre en 1969". Si loin, si proche.

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