La place à part de Marine Le Pen dans la course à l'Élysée

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La revue des éditos est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque matin, Natacha Polony nous présente les différents éditos qui font la Une de la presse.

Ce weekend, les éditorialistes promenaient leurs regards du côté de Fréjus et des Estivales de Marine le Pen.

C’est joli, les Estivales, ça fait nouvelle collection printemps-été 2017. Marine Le Pen est la reine de cette campagne, constate Bruno Dive dans Sud-Ouest.

C'est un fait déjà intégré par tous les observateurs politiques, elle sera présente au second tour. Mais ce ne sera pas un nouveau 21 avril pour la bonne raison que, cette fois, il n'y aura pas de surprise". "Sans primaire à affronter, sans le moindre bilan à assumer, Marine Le Pen tient dans la course à l'Élysée une place vraiment à part, renchérit Didier Rose dans l’Alsace.

Du coup, Marine parle non plus aux peurs, mais à la France". Et c’est sans doute ça, le constat principal. Bien sûr, Nicolas Fostier dans l’Union s’amuse de ses derniers déboires : "De là à penser que Marine Le Pen joue de malchance, il n'y a qu'un pas. Alors qu'elle s'échine à faire entendre que voter FN relèverait désormais d'un habile mélange de bon sens et d'innocence, voilà que le papa, président d'honneur déchu, sort de sa tanière tel un vieil ours affamé". Pourtant, le véritable enjeu n’est pas là. Il est dans ce fameux plafond de verre qui limite ses ambitions. "Voilà pourquoi, nous dit Bruno Dive, l'on ne surveille plus que du coin de l’œil la (résistible ?) ascension de Marine Le Pen, comme quelqu'un qui ferait partie du patrimoine, dont c'était hier la journée, mais qui ne peut guère bâtir que des châteaux en Espagne". "Pour se donner une chance avant le second tour, analyse Eric Dussart dans la Voix du Nord, elle a besoin d'être un peu plus rassembleuse. Le slogan affiché à Fréjus va dans ce sens : "Au nom du peuple". Mais de quel peuple parle-t-elle?" Rejet, ouverture, telle est l’alternative, nous dit Eric Dussart. Mais c’est finalement la question cruciale, pour nous tous : comment constituer, tous ensemble, un peuple ?