Une présidentielle qui réserve encore des surprises

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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Les rebondissements dans cette présidentielle sont nombreux. Il pourrait y avoir encore beaucoup de surprises d'ici au scrutin.

Je suis sûr que vous êtes nombreux à vous le dire, vous qui suivez l'actualité de cette étonnante campagne pour la présidentielle 2017 : que d'incertitudes ! Une surprise chasse un rebondissement, un coup de théâtre succède à une péripétie. Comme le dit La Croix ce matin: "Présidentielle, encore beaucoup d'inconnues".

Tenez, un exemple, je prends la Une du Figaro : "Au PS, la fuite vers Macron a commencé". "Ce n'est pas encore l'hémorragie, mais les ralliements de socialistes à Emmanuel Macron se multiplient depuis la victoire de Benoit Hamon à la Primaire de la gauche." Et il y a cette photo en Une - toujours du Figaro - Macron et Ségolène Royal, côte à côte, complices, souriants. Le Figaro raconte "l'histoire secrète d'un rapprochement".

L'Opinion raconte une autre histoire ce matin. Celle de "Benoit Hamon ou la tentation du clash avec le PS". Un Benoit Hamon qui hésiterait entre tenter de rassembler la famille socialiste, ou jouer plus large, plus à gauche, pour incarner plus encore l'opposition de demain. Et qui sait, peut-être encore des rebondissements, des révélations, dans la prochaine édition du Canard Enchaîné, dont on attend les bonnes feuilles dans quelques heures !

"Thank you le Brexit"

Merci le Brexit, c'est la Une du Parisien-Aujourd’hui en France.  Le journal se penche sur cette étude inédite, d'une société spécialisée en relocalisation, selon laquelle le Brexit pourrait se traduire par la création de milliers d'emplois en France. Dans la finance d'abord, alors que Londres s'apprête à perdre son passeport financier européen, qui lui permettait d'ouvrir les portes du reste de l'Europe à ses institutions financières. Dans la finance, mais pas seulement : certains grands groupes pourraient être tentés de déménager leur siège social, de quitter Londres pour Paris par exemple.

Histoires de frontières toujours...

Avec cette Une de Libération avec un drapeau américain où les bandes rouges ont été remplacées par du fil de fer barbelé. Il est bien sûr question du fameux décret sur l'immigration de Donald Trump. "Trump : peut-on l'arrêter ?", voilà la question que se pose ce matin Libé, qui estime que le nouveau président américain entraîne son pays aux frontières de la démocratie.

"Fous furieux" : le titre de l'édito de Johan Hufnagel. Oui, "Trump, avec sa bande de fous furieux fascisants, va tester tous les contre-pouvoirs de la démocratie américaine, va avancer ses pions pour mener sa contre-révolution raciste et ultra-conservatrice."

"Terrorisme d'Etat" dit ce matin l'édito de Libé. L'Opinion fait mine d'être surpris par les réactions aux premières décisions de Trump.

Eh bien quoi ? "Il tient ses promesses. Il ne fait rien d'autre que d'appliquer le programme pour lequel il a été élu. Ce devrait être un signal de bonne santé démocratique." Mais pour L'Opinion, c'est surtout un avertissement lancé à nous, électeurs, pour ne pas élire les candidats qui font de telles promesses. On se demande à quel candidat - ou quelle candidate - le journal libéral pense-t-il en évoquant cet avertissement ? Attention, parfois - et parfois hélas - certains politiques tiennent leurs promesses.

Enfin une maladie qu'on croyait disparue, la lèpre...

A l'occasion de la 64ème Journée mondiale des lépreux, La Croix fait le constat ce matin que le combat contre la terrible maladie s'est relâché. Il y a encore 200.000 nouveaux cas chaque année dans le monde, en raison d'un manque de financements. La Croix est allé à la rencontre de malades, comme d'Igue, 60 ans, du Bénin, guéri aujourd'hui, mais lourdement handicapé. Il survit, comme il peut, de petits boulots en petits boulots. Longtemps rejeté par sa famille, il s'applique aujourd'hui à raviver les liens avec les siens. Croyant, il a écrit sur son tricycle - lui qui a été si souvent montré du doigt, mis de côté - "Je ne sais pas si vous m'aimez, mais moi je vous aime".