Présidentielle : Macron prend de vitesse Hollande et Valls

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La revue de presse est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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La presse quotidienne revient ce mercredi sur l'annonce de la candidature d'Emmanuel Macron qui devrait intervenir dans la journée.

Ce matin en Une de vos journaux tout le monde est en piste.
Le Figaro : Présidentielle : Macron prend de vitesse Hollande et Valls.
Le Canard Enchaîné : Pour les candidats à la primaire, c’est la dernière ligne droite, et même très très à droite.
Le Monde : La droite face au défi du Front National.
Libération : 2017, Le Pen en mode furtif.
L’Opinion : Le tourbillon Fillon.
Et Le Parisien : Espérance de vie : tout est possible. Ah non, là, aucune allusion à un candidat à la primaire.

Turquie

C’est l’Humanité qui nous avertit : Erdogan avance à pas cadencés vers la dictature. Le journal nous raconte l’alliance objective entre les services de sécurité, les mafias et les ultra-nationalistes. Depuis le 7 juin 2015, et l’arrivée en 3e position aux législatives du parti de la gauche laïque, la situation a basculé. Grâce au putsch manqué, Recep Erdogan a pu jeter le masque. Les écrivains, les artistes, les journalistes, les avocats en payent le prix. Dans Le Monde, c’est le récit de la purge qui frappe les universités et les écoles. 30.000 enseignants ont été suspendus ou limogés. L’éducation est le nerf de la guerre et le Président Erdogan entend former une "génération pieuse". Au lycée, ce sont des cours d’histoire sur les miracles de Dieu ou des nouveaux règlements pour interdire les jupes ou le short pendant les cours de gym. "Quand l’AKP était dans l’opposition, s’insurge une mère d’élève, ces militants criaient à la discrimination parce que le port du voile était interdit à l’école et à l’université. Et que font-ils, une fois au pouvoir ? Ils interdisent la jupe". Mais c’est toute la stratégie de l’islamisme, là-bas comme ici : utiliser l’égalité et les droits individuels pour promouvoir une idéologie qui ne rêve que de les supprimer.

Victoire de Trump : la faute à qui ?

On en est toujours à chercher les coupables. Cette fois, Libération cite à comparaître Google et Facebook. Les géants du web auraient laissé les partisans du milliardaire diffuser des mensonges. Parce que le principe des algorithmes enferme chacun dans ses certitudes en ne lui présentant que les informations qui correspondent à ce qu’il apprécie déjà. Marc Zuckerberg, le créateur de Facebook se défend. Et pour cause, toute la Silicon Valley soutenait farouchement Hillary Clinton. Mais on trouvera dans Charlie Hebdo une réflexion plus intéressante. Celle de Riss, peu soupçonnable de tendresse envers Donald Trump. "La gauche américaine progressiste, dit-il, s’est piégée elle-même. Le combat qu’elle mène pour la justice s’est concentré sur des catégories qualifiées de minorités. Minorités noires, minorités hispaniques, minorités sexuelles. L’obsession identitaire existe aussi à gauche. En insultant ces catégories, Trump les a obligées à hiérarchiser différemment leur identité : noir, femme, homosexuel, mais d’abord Américain. La démocratie à la carte, taillée sur mesure pour chaque particularisme culturel, sexuel ou racial vient d’exploser en vol. Aux États-Unis comme en Europe, les gauches devront réapprendre à penser pour la totalité des citoyens et déterminer ce qui les rassemble".

Youtube

Merveille des algorithmes, la télévision aussi est à la carte. Et Le Parisien nous annonce l’arrivée en France de Youtube Kids, une application pour smartphones et tablettes qui permettra à vos enfants de se gaver de vidéos sans craindre de tomber sur un contenu inapproprié. En plus, zéro culpabilité pour les parents, les catégories sont rassurantes : émissions, musique, apprendre, découvrir. Même si l’article précise qu’il est mieux d’être à côté de son enfant, le but est évidemment de les abandonner à cette baby-sitter en qui on peut avoir confiance. Merci Google.


Quel est le 8ème site le plus visité de France, entre le Château de Versailles et le Musée d’Orsay ? Les magasins d’usine de Troyes. L’Est Eclair, qui retransmet l’information, avoue son étonnement. D’abord, les chiffres semblent un peu gonflés. Et puis, question vertigineuse : faut-il considérer les magasins d’usine comme des sites touristiques ? Mais quand les livres sont des produits culturels et les réseaux sociaux la première source d’informations, le Mont Saint-Michel et le centre commercial, c’est kif-kif.