Présidentielle : jamais l’histoire n’aura été aussi imprévisible

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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La presse quotidienne revient ce lundi sur les nombreux rebondissements de cette campagne présidentielle.

Ce matin, jeu de massacre et chamboule-tout politique.

Avec une petite piqure de rappel, le premier tour de la présidentielle, c’est bientôt ! Le 23 avril prochain dans 10 petites semaines.
Et pour l’instant, on a "Le big bazar", titre Libération. "Au-delà du réel, une campagne que l’on croirait écrite par un scénariste sous acide".
Il est vrai que du renoncement de François Hollande à l’affaire Fillon, en passant les éliminations d’Alain Juppé et Manuel Valls, "Jamais l’histoire n’aura été aussi imprévisible", constate de son côté le journal l’Opinion.
Alors ce matin, on veut des débats ! Réclame Nicolas Beytout. Ça devient urgent mais attention, dit-il, non sans un pointe d’ironie. "Pas un débat sur les produits irritants dans les couches culottes" version Benoit Hamon ou, à l’inverse, un débat sur "le lien entre la transcendance et l’immanence" version Emmanuel Macron. Non, Nicolas Beytout veut un débat sur "un programme de gouvernement pour les cinq prochaines années".

"Urgence" et "Programme", on a ici deux mot clé.

On les retrouve aussi dans l’édito de La Croix, ce matin. François Ernewein qui note d’ailleurs une certaine "injustice, patente", entre les candidats.
Pourquoi ? Parce qu’on a passé au crible les programmes des vainqueurs des primaires, alors que ceux qui ont choisi de se tenir à distance de l’exercice ont pu déployer "des idées très générales au contenu parfois incertain".
Sauf qu’aujourd’hui, il est grand temps, dit-il, de débattre enfin des projets d’Emmanuel Macron, de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen. "Simple souci d’équilibre", estime l’éditorialiste.
Mais après tout, est-ce qu’il faut vraiment un programme ? Dans Sud-Ouest, ce matin, Bruno Dive pose la question : "un candidat à la présidentielle doit-il avoir réponse à tout ? Doit-il se transformer en adepte de Prévert et de son inventaire ? Ou peut-il simplement indiquer les grands axes de ses réformes ?".
Il est vrai que "Des 110 propositions de Mitterrand aux 60 engagements de François Hollande, les archives de campagne regorgent de ces catalogues dont toutes les promesses furent d’ailleurs loin d’être tenues".

Beaucoup de questions et d’incertitudes, ce matin.

On ne sait même pas encore qui sera candidat, à coup sûr et dans La Nouvelle République, ce matin, Denis Daumin en profite pour tacler un certain François Bayrou. "Retenez le, il va faire un malheur. Enfin, peut-être, sans doute, il faut voir". Il est au bord d’une candidature comme on le dirait d’un gouffre.
Mais bon, tout n’est pas sombre non plus dans le ciel politique français. "L’envie d’avancer existe", écrit La Croix . Les Français se sont mobilisés à l’occasion des primaires, ils ont suivi les débats télévisés et ont été plus nombreux à s’inscrire sur les listes électorales.
Libération voit aussi des raisons d’espérer : "La France serait en train de purger une génération de politiques aux mentalités et pratiques d’un autre âge et cette transition-là ne peut s’accomplir que dans la douleur. Alors certes, difficile de rester optimiste et engagé par les temps qui courent, concède le journal, mais c’est la seule façon d’empêcher que le Front National ne profite de la pétaudière en cours".

On quitte la politique mais là aussi, on change d’époque avec "la fin des feux rouges".

C’est la Une du Parisien Aujourd’hui en France : "Les feux rouges en voie d’extinction". Et le journal de citer plusieurs villes comme Nantes, Niort, Rouen, Bordeaux et bientôt Paris, qui ont décidé de faire la chasse aux feux tricolores.
Pour vous donner une idée, 30.000 carrefours en sont équipés actuellement en France. Alors il ne s’agit pas de tous les supprimer mais de constater que parfois, les feux rouges provoquent des bouchons et même des accidents.

Mais par quoi on les remplace, les feux tricolores ?

Par des ronds-points et du giratoire, raconte le Parisien, pour fluidifier davantage.
Et ce qui est surtout intéressant, c’est le ressort psychologique, comme le raconte un expert. Quand il n’y a plus de feu rouge, au début, les gens se sentent moins en sécurité, un peu perdus. Ils ont le sentiment d’être livrés à eux-mêmes. Mais du coup, ils se retrouvent dans une situation de plus grande vigilance, ils vont moins vite, les piétons font également plus attention et il y a moins d’accident.

Pendant ce temps, loin du tumulte : "La France recrute une nouvelle génération d’espions".

Ça c’est la Une du Figaro, ce matin. La DGSE va engager près de 600 nouveaux agents d’ici la fin 2019 avec des profils particuliers. Des jeunes diplômés, connectés, des geeks, des spécialistes du code ou des mathématiques mais également des linguistes, qui maitrisent le persan ou le coréen. Le Figaro nous dit aussi que les espions vont draguer sur les bancs de l’ENA.

Des Énarques qui se verraient plus James Bond que ministre finalement ?

En tous cas, c’est le patron de la DGSE, Bernard Bajolet qui vient voir en personne la future élite, nous dit le Figaro, et il y a manifestement de nombreux candidats.
Le journal cite aussi une jeune diplômée de grande école entrée à la DGSE. Elle s’appelle Marie et vient de Sciences Po "Je marche à l’adrénaline" dit-elle. "Quant à la vie privée, il faut trouver un conjoint compréhensif pour qu’il ne s’étonne pas quand on part soudain à trois heures du matin".

Et puis un chiffre assez dingue pour terminer, 1,3 milliard d’euros sur une seule et même pelouse.

C’est dans l’Équipe et c’est demain soir au Parc des Princes lors des huitièmes de finale de la Ligue des champions. PSG contre le Barça. L’Équipe s’est amusé à calculer la valeur de chaque joueur. L’estimation est de 440 millions côté parisien contre 850 millions pour Barcelone. 850 dont 250 millions rien que pour Lionel Messi.