Pollution : Renault a-t-il triché ?

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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La presse quotidienne revient ce mercredi sur la polémique qui entoure la marque Renault.

Ce matin en Une de vos journaux l’année commence décidément sur une note sombre :
Le Monde : L’espérance de vie a reculé en 2015.
Le Figaro : natalité : les raisons d’une chute inquiétante.
Les Echos : croissance : les chocs que le FMI redoute en 2016.
Et puis, Libération épingle la marque au losange : pollution : Renault a-t-il triché ?
Enfin, La Croix nous offre une nouvelle formule modernisée, vitaminée, orange, avec un logo tout neuf, du débat et du reportage. En une : État d’urgence, religion, laïcité : Cazeneuve s’explique.


Sarkozy et son livre

Le ton narquois ce matin. Curieusement, les éditorialistes n’ont pas l’air de se faire la moindre illusion sur la qualité littéraire et philosophique du futur opus sarkozien.
Dans l’Opinion, Rémi Godeau pleure ces arbres qu’on abat : "En France, l’ouvrage de pré-campagne, un brin narcissique, tient du passage obligé. Avec ses figures de style imposées : mise à nu déclaré, devoir de vérité revendiquée, langue de bois bannie, vision pour le pays déployée". Le quotidien analyse d’ailleurs une dimension nouvelle du débat chez les candidats républicains : la droite redécouvre la France profonde. Visiblement, d’Alain Juppé à Nicolas Sarkozy, on découvre ces territoires oubliés où le F.N. fait un malheur.
L’ancien président parle même d’un "plan Marshall" pour la ruralité. S’il est aussi efficace que le fameux "Plan Marshall" pour la banlieue promis par lui-même et Jacques Chirac, on peut s’inquiéter. Mais, le Parisien offre à ses nouveaux passionnés de ruralité un objet de mobilisation. "Il faut sauver nos bistrots" lance le journal qui nous explique que la France comptait 600.000 troqués en 1960, et moins de 35.000 aujourd’hui. Un habitant de petite commune sur trois n’a pas de bistrot à proximité de chez lui. Chaque fois, c’est un peu de sociabilité qui disparait. Lieu de défoulement, agora moderne, le café est un espace démocratique. Alors certains tentent de s’adapter en assurant la cantine du village, en livrant les courses des personnes âgées ou en servant de dépôt pour les colis et les recommandés. Mais comme le proclame Chenda, client cambodgien du Fer à Cheval, bistrot du 4ème arrondissement de Paris depuis 1894 : "Une France sans zinc, c’est pas possible ! C’est dans ses gènes, sa culture". 

Mac Donald

Aucun lien bien sûr avec l’information précédente. Mais le Parisien consacre un article à la campagne de communication de Mac Do France qui essaye de démontrer qu’il paye tout de même un peu d’impôt chez nous. La CGT dénonce non seulement les pratiques d’optimisation fiscale mais aussi le dumping social pratiqués par la firme. Au syndicat FO, majoritaire chez Mac Do, on nuance : "en France, ils ne peuvent pas faire ce qu’ils font ailleurs et dans le secteur, il y a bien d’autres moutons noirs". On se souvient que la Grande-Bretagne avait violemment épinglé Starbucks. Au fait, à quoi peut bien être due la disparition des bistrots en France ?

Union nationale

La primaire est bel et bien lancée à droite, mais on entend un peu partout cette petite musique, celle qui vante l’idée d’un gouvernement d’union nationale, une sorte de grande coalition, d’Alain Juppé à Manuel Valls, en passant par Emmanuel Macron.
Dans la revue Le Débat, un article décide d’aller au fond des choses et d’analyser le bilan économique des gouvernements d’Union Nationale chez nos voisins européens. En Finlande, en Italie, aux Pays-Bas… Résultat : la formule semble particulièrement efficace pour imposer les critères d’équilibre budgétaire prônés par Bruxelles. Pour ce qui est de la croissance, ou du chômage, hormis l’Allemagne et l’Irlande, c’est un flop. Quant aux résultats politiques, ce serait plutôt une montée des extrêmes. "L’administration des choses remplacera le gouvernement des hommes" rêvait il y a 2 siècles, le comte de Saint-Simon, ancêtre des technos, rappelle Franck Dedieu. Mais parfois, les hommes se rebellent.

Laïcité

Et puis, il est un sujet qui rappelle que les idéologies et les croyances disparaissent difficilement derrière la gouvernance. La presse revient ce matin sur l’accrochage entre Manuel Valls et le Président de l’Observatoire de la laïcité, Jean-Louis Blanco.
Sur le site Figaro Vox, Malika Sorel déplore les messages contradictoires envoyés depuis longtemps à la population française et aux nouveaux venus. "Pourquoi s'astreindre à des adaptations culturelles, parfois difficiles et douloureuses, si les politiques sont enclins à renoncer à faire respecter des dimensions importantes de la culture de la terre d'accueil?".
Le Monde consacre une nouvelle page à des témoignages de femmes sur l’histoire de Cologne : Lisa, 24 ans, fille d’immigré roumain, ex-fan d’Angela Merkel expliquant "je crois qu’elle a perdu le contrôle. On est débordés. Alors affrontons le problème. Je ne veux pas que nous les femmes, perdions quoi que ce soit". La laïcité, les rapport hommes/femmes, n’ont pas fini de nous occuper.

Empathie

C’est un article dans La Croix qui nous raconte une expérience menée en Angleterre pour développer l’empathie des élèves difficiles, on amène dans la classe un bébé de 7 mois. Tout à coup, des jeunes totalement fermés, insensibles aux émotions d’autrui, comprennent qu’ils ont en face d’eux un être vivant auquel il faut s’adapter. Une expérience étonnante, mais qui nous rappelle surtout que dans des sociétés atomisées, l’école se retrouve obligée de prendre en charge le minimum d’apprentissage humain qui n’est plus assuré ailleurs.



20 minutes reprend une histoire qui tourne sur les réseaux sociaux. Celle d’une italienne qui a appelé au secours les pompiers parce qu’elle avait perdu une clé. Quand ils sont arrivés chez elle, ils ont découvert que la clé en question était celle de la ceinture de chasteté que la jeune femme s’était enfilée pour, leur a-t-elle expliqué, s’empêcher d’avoir des relations sexuelles. Notez que l’objet pourrait revenir à la mode dans les festivals de rock suédois ou sur les parvis de gare allemands.