"Nous, françaises et musulmanes" : la parole est donnée aux femmes que l'on entend jamais

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La revue de presse est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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La presse quotidienne revient ce vendredi sur les femmes françaises de culture musulmane qui n'ont jamais la parole.

Ce matin en Une de vos journaux il y a de la béatitude dans l’air :
Les Echos : Bourses : les raisons d’un étonnant optimisme.
L’Opinion : Ces Français stars de la Silicon Valley. Le bonheur, c’est simple comme l’uberisation et l’optimisation fiscale.

Sauf que, quelques fois, on se fait prendre :
Le Monde : Bahamas Leaks : révélations sur la société offshore d’une ex-commissaire européenne.

Europe, optimisation et libre échange

"On se pince face à tant de désinvolture, lance Bruno Dive dans Sud Ouest. D'abord, c'est Jose Manuel Barroso, qui part "pantoufler" chez Goldman Sachs. Ensuite, ce sont les commissaires qui empruntent eux aussi les chemins délicieusement empoisonnés du conflit d'intérêt". "Le tous pourri monte partout autour de la citadelle Bruxelles" s’inquiète Jean-Louis Hervois dans la Charente Libre. Pendant ce temps, le Figaro nous prévient : le 11 décembre, la Chine acquerra le statut d’économie de marché décerné par l’OMC. Ce qui devrait signer la fin des protections érigées par l’Europe, les États-Unis ou le Japon contre ses exportations à bas prix. Sauf que, si Washington et Tokyo n’ont aucune intention de laisser ruiner leur industrie, l’Europe compte avec les pays scandinaves, les Pays Bas, les États Baltes, et le Royaume Uni des adeptes du libre-échange. Et puis, l’Allemagne ne veut pas s’aliéner le marché chinois. Donc, les 28 ont été incapables de se mettre d’accord. Après la déferlante du textile chinois, la suite arrive.

Le paradis multiculturaliste

En Une de Libération, des visages de femmes. Nous, Françaises et musulmanes. Le message : elles ressentent un malaise, chacun doit pouvoir s’habiller comme il veut, et on ne demande la discrétion qu’aux seuls musulmans. Pas une pour prendre ses distances avec la notion d’islamophobie. Le Point, lui, nous emmène en Algérie où une ministre, Nouria Benghebrit se fait traiter de juive, francophile, ennemie de l’identité arabo-musulmane parce qu’elle combat les islamistes qui essaient de prendre pied dans les écoles. Elle défend l’émancipation par le savoir. Et dans Marianne, c’est Djemila Benhabib, journaliste trainée en justice par l’Association Les Écoles Musulmanes de Montréal pour un article dans lequel elle dénonçait les méthodes pédagogies dans l’Algérie de son enfance : faire réciter des versets coraniques appelant à l’extermination des mécréants ou à la lapidation des femmes adultères, imposer le voile à des fillettes. Marianne nous raconte comment le Premier ministre canadien à la modernité souriante, devient l’idiot utile de l’islamisme. Il milite pour le libre choix de porter le niqab, s’affiche avec des associations défendant la polygamie et la charia. Au nom de la tolérance. Pendant ce temps, on poursuit en justice des journalistes.

État de la jeunesse

Aujourd’hui en France revient sur la promesse du président : emploi, logement, éducation : Hollande et les jeunes : le vrai bilan. Pas franchement fracassant. Mais d’autres jeunes sont en Une du Figaro : Mineurs : la contagion de la radicalisation islamiste. Ils sont 1954 signalés comme radicalisés, devenus la cible d’une technique dite de “saturation”. Fragilisés par un divorce ou un mal-être, ils sont orientés par un ami d’ami vers une chaîne cryptée Télégram pilotée depuis la Syrie. Puis, ils sont pilonnés par une centaine de messages par jour, "Comment es-tu habillée ?", "Quelles prières as-tu faites ce matin ?", "As-tu serré la main à un homme aujourd’hui ?". "Un lavage de cerveau émaillé de discours exaltant le mythe du califat". Et lors du passage à l’acte, tout le monde est surpris.

École des maitres du monde

Ce sont d’autres jeunes. Ils ont entre 15 et 17 ans. Et papa et maman ont payé 5.000 euros pour un petit stage d’été à l’Insead, la meilleure business school du monde. Sur les photos de Vanity Fair, des jeunes gommeux en costume-cravate. L’un d’eux a écrit à Barack Obama pour lui faire part de son intention de devenir président des États-Unis. Lors du stage, ils dirigent une entreprise fictive, apprennent à virer des salariés, à se montrer performants et ambitieux. Le conformisme satisfait.


Le jour où ils seront candidats, ils s’entoureront d’artistes. Mais Le Figaro nous raconte à quel point il est difficile d’être un chanteur de droite. Ca vous ruine une carrière. Barbelivien, Faudel, Doc Gynéco, tous des grands brûlés du sarkozysme. Bon, en même temps, les immenses écrivains sont souvent à droite, Chateaubriand, Balzac, Flaubert, Giono, mais pour les chanteurs, il faudrait comprendre pourquoi.