Nice : "Libération" réitère ses accusations sur le dispositif d'ordre

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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Bernard Cazeneuve a accusé le journal Libération de complotisme, alors que la polémique autour du barrage filtrant avant l'attentat enfle.

La Revue de presse, et tout d'abord la polémique à propos du dispositif d'ordre à Nice avant l'attentat.
Vive polémique, qui se poursuit, et rebondit : je veux parler des faiblesses, des insuffisances, dans le dispositif de sécurité le soir du 14 juillet à Nice. Qui est au cœur de cette polémique ? Et bien Bernard Cazeneuve, selon LE Figaro , le ministre de l'Intérieur qui a saisi l'IGPN, la Police des polices, justement, pour y mettre fin. Mais aussi le journal Libération qui dans son édition d'hier accusait le ministre de "mensonge" sur la réalité du dispositif policier.
La réaction de Bernard Cazeneuve n'a pas tardé : il a mis en cause la déontologie des journalistes qui ont signé ces articles, a parlé même de procédés empruntant au complotisme. Les mots sont restés dans la gorge de Libération qui ce matin consacre à nouveau sa Une à l'affaire : "Nice : nos réponses au ministre". Le journal dénonce une réaction "hors de propos", et confirme les informations parues la veille.
Alors qui a raison ? Tout le monde, estime Le Parisien, pour qui il s'agit d'un simple "quiproquo" dans les termes employés. Selon le journal le ministre et Libération, depuis le début, ne parlent pas du même point de contrôle à l'entrée de la Promenade des Anglais : pour Libération il s'agit de celui situé le plus en amont de la fête, servant à dévier la circulation, pour Cazeneuve, du second, 400 m en aval, filtrant l'accès à la zone de rassemblement proprement dite. A suivre donc... Avec notamment cette enquête de la Police des polices.
Bonne nouvelle pour ceux qui rêvent d'acheter leur logement !

La chute des taux d'intérêt qui s'accélère : 1,62% en moyenne en juin, nouveau taux historiquement le plus bas. Bonne nouvelle ? Pas si sûr, écrit François Vidal : "Aussi sûrement que le sable boit l'eau, cette baisse des taux va être absorbée par l'augmentation du prix de la pierre ces derniers mois". La machine à exclure de l'accession à la propriété s'est remise en route. La faute "à une politique du logement aberrante, qui consiste à construire à coups d'incitation fiscale des appartements qui ne trouveront pas preneurs dans le Tarn-et-Garonne ou dans l'Oise, plutôt que de se demander comment répondre à la demande dans les zones les plus tendues. Cela fait 30 ans que cela dure".
Ce qui dure aussi, c'est la domination de Chris Froome dans le Tour de France.
Pour la presse ce matin, le Britannique a déjà gagné, à 3 jours de l'arrivée sur les Champs Élysées. "Froome patron du Tour", pour Le Républicain lorrain. Ce n'est même plus le Tour de France, c'est "Le Tour de Froome", selon Sud-Ouest. Pourquoi est-il sur de l'emporter ? Pas compliqué, pour Le Dauphiné libéré, c'est parce que "Froome est trop fort".

Pour finir, les vacances !
Avant ce nouveau grand week-end de départs, sympathique dossier du Parisien Aujourd'hui en France sur "Les petites habitudes des grandes vacances". Le journal fait le constat que "près de la moitié des estivants partent au même endroit d'une année sur l'autre." Vous savez Anissa, comme le personnage de Patrick Chirac dans le film "Camping". Près de la moitié des estivants français partent donc chaque année au même endroit. Pour Le Parisien, c'est compréhensible, sympathique, voire nécessaire.

Extrait de l'édito : "Il y a ce rocher au bout de la digue sous lequel on plonge sa main chaque année à la recherche d'une étrille ou d'un tourteau. Le pin parasol sur la corniche au pied duquel on refait le monde depuis son adolescence. Et puis l'infatigable vendeur de beignets toujours au rendez-vous. Des repères qui, plus que jamais au cœur de la période trouble que nous traversons, vont permettre à beaucoup d'entre nous de nous ressourcer et de souffler un peu".