Nice : "Détestable polémique"

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La revue de presse est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Polémique, encore et toujours, après les différentes déclarations des politiques français qui font suite à l'attentat de Nice.

La Revue de presse, et tout d'abord cette "détestable polémique".

C'est ainsi que La dépêche du midi appelle les débats et déclarations de la gauche et de la droite sur le dispositif de sécurité du 14 juillet à Nice. Autre adjectif, mais l'idée est la même : pour Ouest-France, c'est une "polémique coupable". Alors que l'Allemagne est également frappée, le journal constate que "la retenue des autorités allemandes contraste singulièrement avec la polémique pitoyable qui se développe en France". Même analyse du Parisien Aujourd'hui en France : "Et si on arrêtait les polémiques" ? Le journal a commandé un sondage, la réponse des Français est sans appels : 78% des personnes interrogées estiment que les politiques n'ont pas été à la hauteur des événements !

Quant aux accusations de la policière municipale niçoise à l'encontre du ministère de l'Intérieur, je pense qu'on peut la résumer en deux questions. "Qui dit vrai, qui dit faux ?", se demande la Une du Parisien. Et "Sandra Bertin a-t-elle les preuves de ce qu'elle annonce ?", s'interroge Libération.

Il est également question d'impôts ce matin dans nos journaux.

Un article très intéressant du Parisien sur la réforme du prélèvement à la source. Un véritable "casse-tête" pour Berçy, constate le quotidien. Rappelons que la réforme était prévue pour l'été, et que finalement elle a été remise au projet de loi de finances de l'automne prochain.

Pourquoi les meilleurs fiscalistes de Berçy s'arrachent-ils les cheveux ? Et bien parce que le texte est revenu du Conseil d'Etat avec quelques ratures. Les sages pointent notamment les risques d'atteinte à la vie privée, avec la transmission à l'employeur de votre taux d'imposition. Ce qui pourrait se passer ? Une discrimination salariale du type : je vois que vous avez du patrimoine, ou que votre conjoint gagne bien sa vie, vous n'avez donc pas besoin de cette augmentation. Et il y a une solution ! Le contribuable soucieux de confidentialité pourra demander qu'un taux d'imposition par défaut soit transmis à son employeur. Il paiera alors ensuite le solde de son impôt. Bref le retour à la situation d'avant la réforme.

Impôts aussi ce matin en Une du Figaro.

C'est une étude - régulièrement dénoncée à gauche - que le journal ne manque pas de publier chaque année : l'étude Molinaro sur "le jour de libération fiscale et sociale", comprenez le jour de l'année à partir duquel un individu commence à travailler pour lui, et non plus seulement pour payer ses impôts, charges et taxes. Pour la France, ce jour de libération est fixé au 29 juillet, comme l'an dernier. Mais comme dans le même temps elle s'est améliorée en Belgique, qui fut longtemps le pays européen qui taxait le plus le travail, la France devient - écrit Le Figaro - le pays où les salariés "sont les plus taxés d'Europe". L'édito du journal s'en prend à Hollande qui a récemment assuré que les impôts auront diminué entre 2012 et 2017. "Inexact et maladroit", commente Le Figaro.

Pour finir, de nouvelles illustrations de la folie Pokemon-Go, ce jeu sur téléphone très addictif.

Trop manifestement : L'Est Républicain rapporte qu'un jeune automobiliste de Besançon a heurté un muret alors qu'il conduisait en roulant. Résultat : 3 amendes et 6 points en moins sur le permis, alors que des policiers avaient repéré un peu plus tôt sa conduite erratique. Et puis Libération - et les internautes - se moquent gentiment de Bruno Le Maire, candidat à la primaire à la droite, qui - sans doute pour faire jeune - a posté de lui une photo en plein d'attraper un Pikachu... Problème : il ne tient pas son téléphone correctement, à l'horizontale et non à la verticale. "Pokémon-Gogo", commente Libération.