Moralisation de la vie politique : Bayrou présente son texte dans la tourmente

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La revue de presse est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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La presse quotidienne revient ce jeudi sur le texte concernant la moralisation de la vie politique que propose François Bayrou.

Ce matin en Une de vos journaux un visage d’enfant, et cette impression que la nuit nous a téléportés 30 ans en arrière :
Aujourd’hui en France : Affaire Grégory : l’ultime coup de théâtre.
Mais Libération partage sa Une entre cette photo et un titre entre l’injonction et la supplique : Monsieur Macron, tendez la main au peuple grec.
Pendant ce temps, l’Humanité prévient : les premiers dégâts de la loi travail, un avant goût du projet Macron.

Moralisation

En Une du Monde, Bayrou défend, dans la tourmente, sa loi de moralisation de la vie politique. Un point fait l’unanimité ce matin : François Bayrou comme l’écrit Hervé Favre dans La Voix du Nord, n’est déjà plus le mieux placé pour défendre son texte. Libération s’ingénie à souligner les quelque problèmes de forme qui souvent dissimulent des pataquès de fond. Le Conseil d’État qui se prononce contre la banque de la démocratie, la peine d’inéligibilité pour tout élu condamné pour un délit financier qui introduirait, de fait une peine automatique, et a contrario, la disparition de toute obligation d’un casier judiciaire vierge pour se présenter à une élection. Mais un peu partout, on s’intéresse surtout au Ministre lui-même. "En se drapant dans la toge des insoupçonnables écrit Dominique Jung dans Les Dernières Nouvelles d’Alsace, François Bayrou est en décalage manifeste avec les vœux du chef de l’état qui suppose de la mesure et de la modestie". Heureusement, comme le constate Guillaume Tabard dans le Figaro, la situation avec le Premier Ministre est totalement pacifiée : "la langue de bois a encore de beaux jours devant elle, malgré la symphonie du Nouveau Monde interprétée par l’orchestre macroniste".

Les ennuis commencent

C’est la Une du Figaro : déficit public : Macron dans le piège budgétaire. Le journal dresse la liste des bombes laissées par François Hollande, crédit d’impôt sur la taxe sur le salaire, crédit d’impôt pour l’emploi à domicile des retraités, envol de la masse salariale publique avec le dégel du point d’indice et les revalorisations accordées en fin de quinquennat. Si l’on y ajoute les promesses du candidat Macron dont l’addition avoisinerait les 32 milliards d’euros, l’élaboration du budget 2018 s’annonce houleuse. Dans l’Opinion, Jean Dominique Merchet remarque d’ailleurs que la promesse d’un service militaire universel a disparu des écrans radars. Certains évoquent un coût potentiel de 30 milliards d’euros sur cinq ans. L’annonce d’Emmanuel Macron le 18 mars avait créé la surprise. Elle était conçue pour cela conclut le journaliste. C’est aussi l’Opinion qui se réjouit d’annoncer aujourd’hui l’acte de décès de l’ISF. Raphaël Legendre dresse la liste de tous les effets contre productifs de cet impôt à faible rendement et rappelle que si les promesses sont tenues il sera remplacé l’an prochain par l’impôt sur la fortune immobilière. Encore faut-il que l’exécutif n’en soit pas réduit à racler les fonds de tiroirs pour boucler son budget sans risquer un rappel à l’ordre de la Commission Européenne.

Baccalauréat

Il y a débat. La plupart des journaux semblent s’accorder pour considérer le baccalauréat comme parfaitement inutile. A peine une voix discordante sur le site Figarovox : celle de Gauthier Bès, professeur de lettres, qui estime que malgré l’absence de toute sélectivité, il demeure une épreuve, c’est-à-dire un moment symbolique durant lequel les jeunes gens se confrontent à l’angoisse, à la solitude face à la feuille blanche. Bref, un repère dans cette société liquide. Mais on ne peut comprendre ce débat sans s’intéresser à la suite. Aujourd’hui en France se demande pourquoi les facs françaises sont saturées. La Ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, évite prudemment de parler de sélection mais regrette qu’on laisse s’inscrire en licence des élèves qui, pour 60%, n’obtiendront pas le diplôme. Tout le monde s’insurge contre le tirage au sort entériné dans l’entre-deux tours par une circulaire de Najat Vallaud Belkacem. Mais pour l’heure, la ministre veut améliorer l’orientation, pas revenir sur le droit de tout bachelier à s’inscrire dans la filière de son choix, quitte à prendre la place d’un étudiant plus qualifié.


Énorme surprise en Une de Match. Allez, devinez. Bibi et Manu à vélo. Un superbe reportage photos sur la simplicité de Brigitte Macron qui "fait l’unanimité". Après Bibi et Manu à la plage, Bibi et Manu font du ski…