Midterms : Trump fanfaronne sur Twitter

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La revue de presse est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, David Abiker scrute la presse papier et le web et décrypte l'actualité.

Ce matin à la Une de Twitter, Trump, l’éditorialiste le plus puissant du monde. Il commente depuis des semaines la campagne sur Twitter pour soutenir les candidats républicains de son camp, il a prononcé des phrases dont il a le secret "J’ai tenu plus de promesses que je n’en ai faites", il a mouillé la chemise et le clavier pour son camp. Et ce mercredi matin, le voilà qui célèbre sur en un tweet "un énorme succès", dit-il, alors qu’il vient de perdre la majorité à la chambre des représentants. Pourquoi ce triomphalisme ? Parce qu’il n’y a pas eu de vague anti-Trump, explique le Point ce matin. Parce qu’il renforce sa majorité au Sénat, explique la Tribune de Genève. Parce que de nombreuses vedettes du parti démocrate comme Beto O Rourke ou Ron de Santis ont été battues, rappelle Libération. Même si les Démocrates peuvent revendiquer le renouvellement et la féminisation, Donald Trump peut fanfaronner. Même si on lui promet une cohabitation compliquée avec les Démocrates, ça ne le dérange pas plus que ça Donald Trump. Ça fait déjà deux ans qu’il est en cohabitation musclée avec le monde entier Donald Trump, avec la Chine, avec l’Europe, avec le Canada, avec l’Iran. L’Iran qu’il menaçait lundi, "Les sanctions arrivent" a-t-il tweeté s’inspirant de la formule "l’hiver arrive" tirée de la célèbre série Game Of Thrones où il n’est question que de forteresse assiégée, de stratégie, de violence et de chaos. Et Trump adore les quatre.

Gasoil : les éditorialistes disent tous la même chose

Pas un seul édito ce mercredi matin dans la presse régionale ou la presse nationale pour défendre l’idée du président de compenser par des aides l’augmentation du prix des carburants. David Abiker a cherché, il n'a pas trouvé. Au point que ces éditos se ressemblent. Le Figaro avec Gaetan de Capèle "L’affaire des carburants démontre par l’absurde à quel point le système est devenu fou. Sitôt les hausses de taxes en vigeur, un concours Lépine s’est engagé pour les annihiler. On connaissait les niches fiscales pour diminuer les impôts mais créer des subventions pour payer des taxes il fallait y penser". Pour l’Opinion c’est pareil, le même édito de Rémi Godeau : "La crise du gazole illustre jusqu’à la caricature cette mécanique folle : plumer sans vergogne le contribuable, provoquer sa colère enfin lancer le concours Lépine de la meilleur usine à gaz pour redistribuer une fraction de la manne prélevée". Dans la Montagne, Bernard Stéphan se demande si les gilets jaunes d’aujourd’hui ne seront pas les bonnets rouges de Macron. Ça fait un peu penser à une publicité de Karl Lagerfeld pour la Sécurité routière. "C’est moche, c’est jaune ça ne va avec rien mais ça peut vous sauver la vie", disait Karl Lagerfeld. On pourrait ajouter "et ça peut vous envoyer dans le mur". "La victime c’est le président", explique Denis Carreaux, dans Nice Matin "Hier à Verdun, l’histoire a buté sur les fins de mois, la mémoire s’est fracassée sur le prix du litre de gasoil".

Des proviseurs en treillis en Une du Parisien-Aujourd’hui en France

Des proviseurs en stage commando, en treillis. Ils font la Une du Parisien-Aujourd’hui en France. Une réponse symbolique au problème des violences à l’école. Après la nomination contestée d’un gendarme comme proviseur adjoint d’un lycée de banlieue parisienne ça commence à faire beaucoup de Kaki et de bleu marine dans le monde éducatif. Ceci il faut se calmer. Les 40 proviseurs qui font le parcours du combattant en Une du Parisien sont en stage de cohésion et de gestion de crise et dans l’Éducation nationale. Tout le monde n’est pas contre un peu plus de sécurité autour et dans les établissements. L’Opinion explique toutefois que, face aux violences à l’école, la tactique du gendarme c’est un peu trop simple. On lira avec plus d’inquiétude le Figaro qui revient sur une enquête menée 15 jours après l’affaire du pistolet en classe. Une enquête sur les violences dont sont victimes les directeurs d’école qui révèle que la moitié d’entre eux ont été insultés par des élèves, des parents mais également par des profs. Plus grave, 6% des directeurs d’école interrogés expliquent avoir reçu des coups c’est 3% de plus que dans les autres professions. C’est à croire que les nouveaux poilus bossent à l’Éducation Nationale.

Heureusement il reste en France des écoles où ça se passe bien. Parmi elles, il en est une quarantaine qui porte le nom d’un certain Pierre Perret, on n’y insulte sans doute pas les profs, les directeurs n’y sont pas déguisés en soldat, et les gendarmes n’y jouent pas les pions. Des écoles où l’on apprend qui sait la liberté.