Macron quitte le navire et torpille Hollande

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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La presse quotidienne revient évidemment ce mercredi sur la démission du ministre de l'Économie, Emmanuel Macron.

Ce matin en Une de vos journaux, allez, devinez eh oui, Emmanuel Macron.

L’Est Eclair : Emmanuel Macron l’homme pressé.
Les Échos : le pari.
Libération : Macron, l‘auto entrepreneur.
Le Figaro : Macron quitte le navire et torpille Hollande.
L’Écho de la Haute Vienne : Bébé Hollande : les crocs.

Macron

Il y a d’abord le récit de cette démission à épisodes. Dans le Parisien, le titre est explicite : comment il les a tous bernés. Dans le Figaro, Guillaume Perrault s’amuse des perceptions très variables de la bienséance. "Serions-nous une société de cour ? François Fillon dit tout haut ce qu’il pense de Nicolas Sarkozy, on crie à l’inconvenance comme s’il s’était mouché avec une nappe de table. Emmanuel Macron signifie à François Hollande qu’il le juge perdu, mais avec courtoisie : les médias saluent l’homme du monde". On verra donc s’égrener les articles sur ce président humilié qui n’a pas vu venir le coup. Sur le site Slate, Jean Marie Pottier nous décrit les différentes étapes et résume : "le départ du ministre de l'Économie est un peu à la politique française ce que le dernier album de Frank Ocean a été au hip-hop américain (une sortie annoncée, reportée, confirmée, une nouvelle fois différée). Une sortie à laquelle il n'a même pas manqué un doigt de bling-bling, avec le déjà mythique départ en bateau de Bercy". Il y avait deux vedettes hier.

Le programme de Macron

Si vous voulez enfin sortir du commentaire politicien, le site Atlantico est le seul à se poser la question : mais que pense l'ancien ministre de l'Économie sur les sujets qui impactent vraiment la vie des Français ? Le terrorisme, l’Islam, les inégalités, la mondialisation, l’Europe. Des analystes passent au crible les quelques déclarations de l’ancien ministre sur ces sujets. Et le mot qui ressort, c’est doxa, l’opinion commune. "Sur l’Europe, Emmanuel Macron est paradoxal, juge l’économiste Thomas Porcher, il demande la reconstruction d’un nouveau projet tout en acceptant les règles du premier". Sur l’Islam, nous dit l’historien Guyslain Chevrier "il plaide pour un libéralisme qu’il décline comme moderne, autour de l’idée d’un individualisme où chacun ait sa chance, renvoyant aux "spiritualité" un rôle d’encadrement moral. Mais ne retrouve-t-on pas là finalement tous les ingrédients d’un capitalisme qui joue sur les divisions multiculturelles pour dominer sans partage, et assurer sa pérennité, sous le signe des inégalités sociales ?". La suite au prochain épisode.

Tueur de flics

Un sujet qui a frappé les Français : le Monde consacre deux pages glaçantes au parcours de cet homme qui a égorgé deux policiers chez eux, sous les yeux de leur enfant de trois ans. Des jeunes gens qui nourrissent leur haine des flics quand on les contrôle en excès de vitesse sans permis, d’autres qui fêtent le massacre en brûlant des voitures. Quand la frustration se transforme en haine de l’Occident.

Irlande encore

L’Irlande est de nouveau dans vos journaux. Libération, cette fois, revient sur la décision de la commission européenne de condamner Apple à rembourser 13 milliards d’euros à Dublin qu’il l’avait fait bénéficier d’un impôt au taux préférentiel de 1 % pendant des années. Même Jean Claude Junker, l’homme du Luxleaks, qui avait organisé l’évasion fiscale vers le Luxembourg se fâche contre Apple. Tout change. Et pour Le Figaro, c’en est fini du traité de libre-échange : la France n’en veut plus. Bon, le directeur général du commerce extérieur à la commission européenne explique dans l’Opinion que, peu importe la volonté des peuples, il faut l’unanimité des 28 chefs d’État pour arrêter la négociation.

Baisse du Q.I.

Les pages Sciences et médecine du Monde s’inquiètent de la baisse du quotient intellectuel observée depuis 15 ans alors que celui-ci avait enregistré une progression de trois à sept points par décennie durant le 20ème siècle. La faute à Pokemon go ou aux perturbateurs endocriniens ? Peu importe, nous prévient Laurent Alexandre, il faut une véritable enquête pour éviter notre vassalisation par la future intelligence artificielle qui, elle, se développe à grande vitesse.


C’est aussi dans les pages Sciences et médecine du Monde qu’on trouve la merveilleuse rubrique d’improbablologie, le récit de tous ces sujets délirants auxquels s’attaquent les scientifiques. Cette semaine, la question cruciale de savoir pourquoi un organe échappe à l’apparente symétrie extérieure du corps humain : les gonades. En clair, les valseuses. "Si vous ne pouvez pas vérifier cette affirmation immédiatement, écrit Pierre Barthelemy, monsieur parce que vous êtes dans les transports en commun, madame, parce que le seul individu mâle à votre disposition est votre collègue Gérard avec qui vous n’entretenez pas les meilleurs rapports, croyez-nous sur parole". Vous saurez donc qu’une étude hongkongaise a démontré que la plus lourde des deux est la plus haute et que cela dépend si l’on est droitier ou gaucher. D’accord, la droite, la gauche, ce sont des concepts ringards. Et la seule chose qui valse en ce moment, ce sont les fidélités politiques. Autant à droite qu’à gauche.