Macron met la pression à ses troupes pour éviter les flottements

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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Le président de la République n'a guère apprécié la période de flottement ces dernières semaines. Il l'a clairement fait savoir à ses troupes, aussi bien à l'Assemblée qu'au gouvernement.

Il n'est pas content et il le fait savoir ! "Macron met la pression", titre Le Parisien/Aujourd'hui en France. Le président n'apprécie pas les flottements de ces dernières semaines, d'autant plus que la rentrée s'annonce sportive, analyse le journal. Il ne veut pas laisser les choses lui échapper. Du coup, il recadre. A l'Assemblée, dans son parti, dans l'administration - où 250 hauts fonctionnaires seraient dans son viseur. Et au sein du gouvernement. "Les ministres sont jugés trop timorés", écrivent Ava Djamshidi, Valérie Hacot et Philippe Martinat. Le chef de l'Etat leur fait savoir. "Les derniers Conseils des ministres ont été assez tendus", raconte un de ses proches. Des Conseils dont l'ordre du jour a été modifié. Il y a désormais une 4e partie, la "partie D". Un moment pendant lequel les membres du gouvernement donnent leur avis sur un sujet choisi. "La parole est libre. Le chef de l'Etat laisse parler tout le monde, parfois un peu trop de monde", explique un ministre, au Parisien. Emmanuel Macron qui devrait prendre la parole, à son tour. A la rentrée, "histoire de rester en mouvement", conclut le quotidien.

Plusieurs départements touchés par la sécheresse

Restons à L'Elysée, où il sera question d'eau, ce matin, en Conseil des ministres. Car de nombreux départements sont quasiment à sec - en état de crise hydrique. Et ce ne sont pas forcément ceux auxquels on pense en premier, écrit La Croix, qui consacre un dossier à ce sujet. Les plus concernés sont les départements normands et ceux du bassin de la Loire, entre autres. Ce qui fait dire à un sénateur UDI, Henri Tandonnet, auteur d'un rapport sur l'eau l'an dernier, qu'il va falloir changer de politique. "Passer d'une politique à l'anglo-saxonne, où l'eau est abondante, à une politique de la rareté - à la méditerranéenne". Réduire les consommations, éviter le gaspillage, repenser la culture des plantes, éduquer les consommateurs - voilà quelques pistes à suivre. Des évolutions nécessaires, indispensables : "l'eau va devenir un bien précieux", clame le journal.

"L'affaire" des œufs contaminés

L'affaire des œufs contaminés est encore en Une de nombreux quotidiens. "Des craintes nourries" titrent les Dernières nouvelles d'Alsace."Un nouvel arrière-goût de scandale sanitaire" écrit L'Yonne républicaine. "Le scandale s'étend" annonce Le Télégramme. Un scandale sous-estimé selon un député écologiste belge, Jean-Marc Nollet. Il affirme que des œufs présent dans des produits alimentaires contaminés ont pu se retrouver sur le marché dès le début de l'année. A l'appui, le témoignage d'un éleveur belge que cet élu a recueilli. "Il a été démarché en janvier dernier par une entreprise hollandaise qui vendait un produit anti-parasitaire soit-disant miracle" raconte-t-il. Interview à lire dans le Parisien.

Les résultats économiques de la France

A la une, également ce matin. Deux résultats économiques. Le premier est bon - nette hausse du tourisme, en France, au premier semestre. C'est le sujet en première page de l'Alsace et du Dauphiné Libéré. Le second est mauvais. "Alerte rouge sur le commerce extérieur", titrent Les Echos. 34 milliards d'euros de déficit sur les six premiers mois de l'année. C'est huit de plus que lors du second semestre 2016.

Le défi de l'Allemagne

Perdre de l'argent pose problème. En gagner aussi. "L'Allemagne au défi de son excédent commercial", un article à lire dans Le Monde. Des dizaines de milliards d'euros que l'Allemagne utilise essentiellement pour se désendetter. Le pays investit peu - ce qui contribue à accentuer les déséquilibres avec ses partenaires. Et à détériorer leurs relations. L'argent ne fait pas le bonheur, même quand il est plutôt bien géré !

"Un rêve de Bosse"

Un grand sourire pour terminer cette revue de presse. Celui de Pierre-Ambroise Bosse. Champion du monde du 800m, hier soir, à Londres. Joli titre de L'Equipe - "Un rêve de Bosse". Personne ne croyait à cette victoire... Sauf lui ! "Je serai prêt pour les Mondiaux", disait-il en mai, alors qu'il était blessé. Il était entièrement tourné vers cet objectif - il n'avait que cela en tête, ce qui explique en partie qu'il ait oublié son passeport à Paris, avant d'arriver au Royaume-Uni, raconte Stéphane Kohler. Bosse qui raconte qu'il n'avait pas de tactique pour la finale - "je m'en suis aperçu deux minutes avant le départ, mais j'ai cru en moi et ça a suffi" explique-t-il à L'Equipe. C'est quand même un peu moins simple que cela !