Macron, le bilan 100 jours après

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

La presse quotidienne revient ce lundi sur les 100 premiers jours d'Emmanuel Macron à l'Elysée.

C'est un scandale alimentaire qui en rappelle un autre, celui des lasagnes à la viande de cheval, en 2013 par exemple. Le feuilleton des œufs contaminés ne cesse de prendre de l'ampleur - en France et dans le monde. "L'interminable chasse aux œufs" titre Le Parisien/Aujourd'hui en France. "Un dossier particulièrement complexe", explique le ministre de l'Agriculture dans les colonnes du quotidien. Complexe parce qu'on trouve des œufs dans de très nombreux produits transformés - une liste de ces préparations contaminées sera enfin disponible d'ici dimanche, annonce-t-il. Complexe encore parce que les informations arrivent au compte-goutte des Pays-Bas et de Belgique, là où l'affaire a commencé. "Il y a eu un raté dans la transmission de l'information" regrette Stéphane Travert qui n'écarte pas la possibilité de porter plainte.

Macron, 100 jours après

Des points de suspension qui en disent long, en Une du Dauphiné Libéré. "100 jours plus tard" - suivis donc de trois points. Le journal, peu convaincu, revient, comme de nombreux autres, sur les 100 premiers jours d'Emmanuel Macron. "L'épreuve des 100 jours" titre La Dépêche du Midi. "Fin de la lune de miel", en première page du Télégramme. "La cote de popularité du président a chuté à 36% d'opinions favorables. Certaines réformes, à la rentrée, pourraient lui donner du fil à retordre", écrit le quotidien breton. Analyse plus optimiste dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace. "Notre pays est perçu comme moins grincheux et moins frileux qu'il y a six mois", écrit Dominique Jung dans son édito. "Amener les Français à croire que le pire n'est jamais sûr est déjà une réforme majeure" conclut-il.

La lente négociation du Brexit

C'est l'un des sujets les plus traités cet été - l'avenir du Royaume-Uni, obscurci par les lentes négociations autour du Brexit et par des résultats économiques décevants. Une croissance deux fois plus faible qu'avant le référendum de juin 2016, un ralentissement des investissements, une baisse de la consommation des ménages. "Et si les experts, tant dénigrés par les partisans du Brexit, avaient finalement raison ?" se demande Le Monde, dans son édito. "Cela dit il ne faut pas grossir le trait", nuance le journal. Les chiffres ne sont pas catastrophiques, on est encore loin d'une récession. Du moins, pour l'instant. Les atermoiements du gouvernement britannique, son manque de clarté dans ce dossier, n'incitent pas à l'optimisme.

L'émotion de Renaud Lavillenie

A lire dans L'Equipe, on comprend mieux pourquoi Renaud Lavillenie était aussi ému après avoir obtenu la médaille de bronze, lors du saut à la perche, aux Mondiaux de Londres. Le Français venait de mettre fin à un an de galère. Une galère due en grande partie à un accident de moto. C'était en octobre dernier, lors d'une course d'endurance, raconte le perchiste. Une chute a priori anodine. Il se blesse. Genou touché, ménisque abîmé. Lavillenie se fait opérer dans la foulée, mais connaît ensuite de nombreuses complications. Rien de grave, mais plein de petites choses qui l'empêchent de bien se préparer pour les championnats du monde. Une préparation réduite à deux mois, pendant laquelle il a dû serrer les dents. "J'ai payé ma connerie" résume-t-il, en bonne forme aujourd'hui, et avec un objectif en tête : améliorer son record du monde.


En l'absence de quelques quotidiens, ce matin, Libération, Le Figaro, La Croix, Les Echos - pour cause de jour férié, retour dans les colonnes du Parisien/Aujourd'hui en France, à la découverte du nouveau propriétaire d'un des grands domaines viticoles de Provence, George Lucas. Le créateur de la Guerre des étoiles vient d'acheter le château Margüi - classé parmi les 5 meilleurs vins rosés du monde, par le magazine Forbes. Un château qui fait désormais partie des vignobles "Skywalker" - le cinéaste possède déjà des dizaines d'hectares de vigne, aux Etats-Unis et en Italie... Les galaxies lointaines, très lointaines, ça va bien un moment. Rien ne vaut les plaisirs terrestres - même s'il sont à consommer avec modération.