Macron lance la réforme des emplois aidés

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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La presse quotidienne revient ce mercredi sur le lancement de la réforme des emplois aidés.

A la Une, ce matin, une nouvelle réforme sociale Celle des emplois aidés. "Le coup de rabot qui fait mal" titre La Charente libre. "Macron veut tout remettre à plat" écrit Le Figaro, pour qui "le gouvernement n'a pas froid aux yeux!". L'objectif est de refondre un dispositif complexe, coûteux - 3 milliards d'euros par an, en moyenne, et jugé inefficace par la Cour des comptes. C'est une priorité du président, affirme Manon Malhère, dans son article. L'objectif est de relancer l'emploi. Et cela passe par une meilleure formation professionnelle et par le développement des compétences adaptées aux besoins du marché, explique le journal, dans ses pages saumon. Un grand plan d'investissement doit être lancé cet automne. "La question est d'en sortir en sifflet, progressivement, pour éviter un choc brutal pour ceux qui en bénéficient" précise Gérard Collomb - dans les colonnes du Figaro, encore. Un entretien dans lequel le ministre de l'Intérieur annonce également le retour de la police de proximité à la fin de l'année - sans donner toutefois de précisions sur les effectifs et le budget de cette mesure.

Les délires de Trump

Donald Trump est en première page de L'Express. "Les délires de Trump" titre le magazine, qui s'intéresse, entre autres, à l'homme qui l'a fait gagner, l'an dernier. L'homme qui a réussi à mettre la main sur la campagne du candidat républicain. Robert Mercer, un milliardaire discret, "qui fuit les gens et les médias", dit Thomas Huchon, réalisateur d'un documentaire sur le sujet. C'est lui que l'hebdomadaire interroge. Il raconte que tout s'est joué lors d'un dîner à New-York, en juillet 2016. A cette époque, la campagne de Trump bat de l'aile. La fille de Mercer lui dit qu'il doit tout changer. Elle lui propose une aide financière et l'accès aux médias que contrôle son père - le site Breitbart news, notamment. Mais à une condition - que Trump travaille avec Steve Bannon, l'homme de confiance de la famille. Voilà, donc, comment la ligne nationale-identitaire s'est imposée. Ligne confortée hier soir par Trump.

Les violences gynécologiques

Un sujet sensible en Une de Libération. Les violences gynécologiques. Sensible parce que les femmes ont du mal à en parler, même si cela change, et parce que les gynécologues n'ont pas le sentiment de mal faire leur travail. "Ce qui est insupportable, c'est que le consentement de la femme est rarement demandé, lors d'un examen gynécologique ou d'une épisiotomie", écrit Alexandra Schwartzbrod, dans son édito. Et ce alors que ce consentement est obligatoire, selon la loi Kouchner de 2002. "Certains traumatismes se retrouvent plus dans des paroles maladroites, voire blessantes que dans des actes physiques à proprement parler - même s'ils existent", explique une association. "Il y a surtout un manque de dialogue" précise-t-elle résumant ainsi quelques uns des nombreux témoignages recueillis par Libé.

Le blues du rugbyman

D'autres traumatismes psychologiques et physiques dans la presse ce matin. Ceux des joueurs professionnels de rugby. "Le blues du rugbyman", titre L'Equipe. Ils sont de plus en plus nombreux à arrêter leur carrière, jeunes - à cause de blessures, et aussi, voire surtout, à cause d'un système qui se durcit humainement... Certains ont été licenciés, brutalement, en fin de saison dernière - au tout début de leurs vacances, comme Pierre Spies, à Montpellier ou Thibault Duvallet, à Nevers. D'autres ne reconnaissent plus leur sport. "Je faisais ce métier pour les moments autour des matches, pour l'ambiance, pour les liens. Je ne prends plus de plaisir" explique le capitaine d'Albi, Julien Raynaud, qui a décider d'arrêter sa carrière à seulement 29 ans.

Un été "pourri"

Les vacanciers gardent le sourire, en dépit d'un "été pourri" - comme le qualifie Le Parisien/Aujourd'hui en France. Réactions amusées à lire dans le quotidien. Messages d'humeur diffusés sur Twitter. "Changer d'heure, c'est pénible, mais avancer d'une saison, ça l'est encore plus". "Je ne savais pas qu'une éclipse de soleil pouvait durer trois semaines!". Il faut dire que le taux d'ensoleillement était en nette baisse en juillet - surtout en Bretagne et dans le sud ouest. -17% à Brest, -24% à Bordeaux par rapport à la normale. Il a aussi fait moins chaud, cet été, le sud-est mis à part. Et certains internautes se sont amusés à inventer un nouveau mot : "Canipull" - "c'est comme la canicule, sauf que tu mets un pull", expliquent-ils.