Macron en marche vers une majorité écrasante

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

La presse quotidienne revient évidemment ce lundi sur les résultats du premier tour des élections législatives.

Ce matin en Une de vos journaux, on célèbre un champion, on proclame : que la fête commence.
C’est en Une de l’Équipe et c’est Raphael Nadal qui a écrasé la concurrence.

Mais partout ailleurs, Emmanuel Macron triomphe :
Le Figaro : Macron en marche vers une majorité écrasante.
Aujourd’hui en France : Un coup de maître.
L’Opinion : Macron plie le match.
L’Humanité : L’abstention majoritaire, le risque d’une chambre bleu Macron.

Législatives

C’est tranché. "La démocratie ne reconnaît pour verdict que la majorité des suffrages exprimés, écrit Jean-Claude Souléry dans la Dépêche du midi". "Emmanuel Macron est le baron Haussmann de la politique, explique Dominique Jung dans les Dernières Nouvelles d’Alsace, il transforme le paysage à vive allure et de fond en comble, sans égard pour ce qui nous était familier. À charge pour lui de bâtir non seulement du neuf, mais aussi du beau, du costaud, et pour bien faire, de l'antisismique". Parce que tout de même, certains s’inquiètent. Pour Nicolas Beytout de l’Opinion, "ni ses 24 % du premier tour de l'élection présidentielle, ni les 50 % d'abstentions de ce dimanche ne doivent donner l'illusion d'une France convertie à la Macronmania. S'il est en mesure de gagner, c'est aussi parce que ses adversaires politiques sont démobilisés, et devenus inaudibles". "Que porte cette abstention inédite ? se demande Cécile Cornudet dans les Échos. Du fatalisme, un manque d'enthousiasme, l'impression des Français les moins favorisés de ne pas faire partie de l'aventure ?". Dans Le Figaro, deux papiers font un pas de côté. Vincent Trémolet de Villers a lu un livre intitulé Saint-Exupéry Paraclet. Il est signé Sylvain Fort, conseiller discours et mémoire d’Emmanuel Macron, chargé de la communication pendant la campagne. Le journaliste s’interroge. Lire l’évocation de Saint-Exupéry, critique implacable du vide contemporain qui célébrait la patrie intérieure, avec, à l’esprit, la scénographie des meetings (slogans sommaires et boîte à rythmes) plonge l’observateur dans une profonde perplexité. À côté, un entretien avec Roger Scruton, intellectuel britannique qui célèbre le conservatisme comme philosophie de l’amour, amour de ce qui existe, de ce que nous possédons et avons hérité. Il regrette une vision binaire qui oppose l’avenir et le passé, le progrès et le regret, les ouverts et les fermés. "Moi, je suis pour le progrès dans la science, la tradition dans les arts, la continuité dans la morale et pour ne rien faire d’autre que le nécessaire en politique. Quant au progrès, c’est un slogan. Il fut utilisé par les jacobins, les fascistes et les communistes qui se voyaient l’instrument de l’avenir. L’avenir est une excuse pour quantité de crimes".

L’existence du diable

C’est aussi dans Le Figaro qu’on trouve une page sur le débat ressurgi entre deux jésuites, le Pape François et le Supérieur général de la Compagnie de Jésus. Le premier affirme l’existence du diable, le second en fait une figure symbolique pour exprimer ce mal qui fait partie du mystère de la liberté. En France, le nombre d’exorcismes est en nette augmentation. La séquence actuelle en est un exemple ?

Cachalots

Aujourd’hui en France nous raconte que des prélèvements effectués sur les rorquals ont montré qu’ils étaient largement contaminés par les phtalates. Des résidus de plastique déversés par centaines de milliers de tonnes dans les océans. Le mal est invisible, mais il se répand partout. Pas d’exorcisme contre cela.


Déception chez les amis des extra-terrestres. 20 Minutes revient sur un célèbre document : une transmission radio captée en 1977 et 30 fois supérieure à la normale. L’astrophysicien avait entouré les chiffres en rouge, assortis d’un wow dans la marge. Sauf que le wow serait dû à des ondes radio émises par des queues de comète. Parfois, on assiste à un bouleversement, tout le monde fait wow, et on s’aperçoit plus tard que ce n’était pas grand-chose.